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Un réseau de prostitution de jeunes filles mineures démantelé à Bruxelles : 12 arrestations, trois adolescents impliqués

La police belge a démantelé, le 11 juin 2026, un réseau de prostitution de mineures opérant à Bruxelles, Charleroi et Liège. Les interventions ont conduit à l'arrestation de 12 à 15 suspects. Le parquet de Bruxelles rapporte que…

Un recrutement numérique et une séquestration organisée

La police belge a démantelé, le 11 juin 2026, un réseau de prostitution de mineures opérant à Bruxelles, Charleroi et Liège. Les interventions ont conduit à l’arrestation de 12 à 15 suspects. Le parquet de Bruxelles rapporte que trois mineurs étaient à la tête de cette organisation criminelle spécialisée dans la traite d’êtres humains.

Un recrutement numérique et une séquestration organisée

Un recrutement numérique et une séquestration organisée
Photo: RTBF
Le réseau utilisait des méthodes de recrutement modernes pour cibler des jeunes filles en fugue ou sans attaches. Selon les informations rapportées par L’Avenir, l’application Snapchat servait de premier point de contact. Des jeunes femmes invitaient ensuite les victimes à séjourner dans des appartements loués, avant que celles-ci ne soient séquestrées et empêchées de quitter les lieux. L’organisation fonctionnait avec une rigueur quasi industrielle. Les mineures étaient proposées sur des sites de prostitution, notamment Quartier Rouge. Pour orchestrer les rencontres, le réseau utilisait un système de tickets de couleur. Ce code permettait à la jeune fille de connaître précisément le type de prestation attendue par le client, qui recevait l’adresse de l’appartement en amont. La sécurité du dispositif était assurée par la présence d’un vigile sur place. Ce dernier avait une double mission : protéger les mineures tout en empêchant toute tentative de fuite.

Le bilan judiciaire des opérations à Bruxelles

Le bilan judiciaire des opérations à Bruxelles
Photo: Le Soir
À Bruxelles, la police judiciaire fédérale a mené 13 perquisitions le mercredi 11 juin. Comme l’indique DHNet, 12 personnes ont été privées de liberté. Parmi elles, trois mineurs sont soupçonnés de diriger l’organisation. Le fonctionnement interne était hautement professionnalisé. Les suspects géraient les contacts clients, publiaient les annonces, réservaient les chambres et planifiaient les rendez-vous. Le parquet de Bruxelles a précisé la situation judiciaire des interpellés :
  • Trois personnes, dont deux hommes et une femme, ont été placées sous mandat d’arrêt. Elles sont inculpées de sollicitation, de recrutement et d’organisation de la prostitution de mineurs en association.
  • Une quatrième femme a été libérée sous conditions.
  • Concernant les mineurs dirigeants, deux sont à la disposition du parquet de Flandre orientale et un est à la disposition du parquet de Bruxelles.
Le juge de la jeunesse a placé deux de ces adolescents dans une institution communautaire à régime fermé. L’un d’eux a vu son placement prolongé, tandis que le second a été libéré sous conditions.

L’ampleur du réseau à Charleroi et Liège

Sur les réseaux, la prostitution se "glamourise" auprès des mineures
L’enquête révèle que l’activité ne se limitait pas à la capitale. Le réseau était également actif via la location d’appartements à Charleroi et à Liège. Le parquet de Charleroi a confirmé l’interpellation de 15 suspects au total, un chiffre supérieur aux 12 arrestations recensées spécifiquement pour le volet bruxellois. La répartition des suspects à Charleroi montre une implication significative de mineurs, avec sept adolescents et huit majeurs interpellés. Sur les majeurs, sept ont fait l’objet d’un mandat d’arrêt, tandis qu’un suspect a été relaxé. Les inculpés doivent répondre de proxénétisme et d’incitation à la débauche de mineurs dans le cadre d’une association de malfaiteurs.

L’identification des victimes et les pistes d’enquête

Le bilan humain reste provisoire. Selon Le Soir, les enquêteurs ont déjà identifié trois victimes mineures. Cependant, le parquet de Bruxelles souligne que des éléments indiquent l’existence d’autres victimes. Cette divergence entre le nombre de victimes identifiées et les indices suggérant un groupe plus large montre la complexité de l’enquête. Le recrutement via des réseaux sociaux et l’utilisation d’appartements temporaires rendent la traçabilité des victimes difficile. L’enquête se poursuit activement pour identifier de nouveaux suspects et localiser d’autres mineures potentiellement exploitées par ce réseau. La coordination entre les parquets de Bruxelles et de Charleroi sera déterminante pour établir l’étendue exacte de cette organisation de traite d’êtres humains.

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L'identification des victimes et les pistes d'enquête
Photo: L'Avenir

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.