L’architecture de l’Union économique et monétaire européenne (UEM) est au cœur d’un débat renouvelé, notamment après les leçons tirées de la crise financière de 2008. Une analyse comparative approfondie avec le système financier américain a été initiée pour évaluer les forces et les faiblesses de l’UEM et envisager d’éventuelles réformes.
Cette étude se concentre particulièrement sur l’Union bancaire, ses trois piliers fondamentaux, et la relation entre le Parlement européen et la Banque centrale européenne (BCE). L’objectif est de comprendre comment l’évolution de la régulation financière, en réponse aux crises économiques, interagit avec les principes démocratiques et les différentes approches d’intégration au sein de l’Union européenne.
L’analyse comparative avec les États-Unis vise à identifier les meilleures pratiques en matière de supervision financière et de gestion des risques systémiques. Elle examine notamment la structure réglementaire du marché financier américain et son adaptation aux chocs économiques. L’étude s’intéresse également à la manière dont le principe d’intégration différenciée, qui permet aux États membres de progresser à des rythmes différents dans l’intégration européenne, se manifeste dans la construction de l’UEM.
En explorant l’évolution de la régulation financière, les chercheurs cherchent à déterminer comment les réponses aux crises passées ont influencé la structure actuelle de l’UEM et comment celle-ci pourrait être renforcée pour faire face aux défis futurs. La question de la légitimité démocratique des institutions européennes, et notamment de la BCE, est également au cœur de cette réflexion.
