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Une grosse tempête dans le sport polonais. Małysz frappe : nous l’avons découvert après coup

Publié le 26 novembre 2025 à 20h17. La Pologne ambitionne d'accueillir les Jeux Olympiques d'été, mais cette initiative se heurte à des tensions internes au sein du Comité olympique polonais (POC) et soulève des questions sur l'éthique du…

Une grosse tempête dans le sport polonais. Małysz frappe : nous l’avons découvert après coup

Publié le 26 novembre 2025 à 20h17. La Pologne ambitionne d’accueillir les Jeux Olympiques d’été, mais cette initiative se heurte à des tensions internes au sein du Comité olympique polonais (POC) et soulève des questions sur l’éthique du sponsoring sportif.

  • Le ministre des Sports, Jakub Rutnicki, a annoncé la volonté de la Pologne de se porter candidate pour les Jeux Olympiques d’été de 2040 ou 2044, avec Varsovie comme ville hôte.
  • Des membres du POC critiquent vivement le président du comité, Piotr Piesiewicz, pour son manque de transparence et sa décision de conclure un partenariat avec une société de cryptomonnaie.
  • Le ministre Rutnicki a exprimé son inquiétude quant à l’image des athlètes polonais associée à des sponsors potentiellement controversés.

Lundi, au Stade National de Varsovie, le ministre des Sports, Jakub Rutnicki, a officialisé l’intention de la Pologne de soumettre une candidature pour l’organisation des Jeux Olympiques d’été. Varsovie est pressentie pour accueillir l’événement, potentiellement en 2040 ou 2044. Cette annonce a rapidement été éclipsée par un vif débat interne au sein du Comité olympique polonais.

Piotr Piesiewicz, le président du POC, est accusé par plusieurs membres de son conseil d’administration de manquer de transparence et de ne pas les avoir consultés sur cette candidature. Adam Małysz, Otylia Jędrzejczak, Adam Korol, Leszek Blanik et Sebastian Świderski, figures emblématiques du sport polonais et membres du conseil d’administration, ont ouvertement exprimé leur désaccord.

« Pour être honnête : personnellement, je n’ai aucun différend avec lui, je n’ai aucun problème avec lui. Mais je ne cesse de répéter que je suis au conseil d’administration du POC, aux côtés d’autres présidents d’associations sportives, pour y faire quelque chose. C’est pour cela que je n’aime pas qu’on parle à peine de rien, que rien ne soit clair ni pur, qu’il n’y ait pas de transparence. »

Adam Małysz, président de l’Association polonaise de ski

La récente signature d’un contrat entre le POC et Zondacrypto, une société de cryptomonnaie, a particulièrement irrité les membres du conseil d’administration. Ils dénoncent le fait que les droits sur le nom du Centre olympique aient été vendus sans concertation préalable. Adam Małysz s’interroge sur les motivations de Piotr Piesiewicz et sur le manque de communication.

« Je sais que le statut du Comité olympique polonais est ce qu’il est et grâce à lui, le président peut faire diverses choses. Mais il serait vraiment utile de savoir que le président prend en compte quelque chose comme ça. Il explique qu’il ne nous a rien dit car il y aurait une grande opposition. Il n’y a donc aucune objection maintenant ? Est-ce que c’est calme maintenant ? »

Adam Małysz, président de l’Association polonaise de ski

Le ministre des Sports a pris position sur cette affaire, soulignant l’importance de préserver l’image des athlètes polonais. Il a exprimé son inquiétude quant à l’association de ces derniers avec des entreprises dont l’éthique pourrait être remise en question.

« Pour moi, il y a une chose fondamentale : l’image d’un athlète polonais est sacrée. Et nous consacrons tous chaque année une grande partie de nos impôts aux sports qualifiés, près de 190 millions de PLN (environ 45 millions d’euros), afin de pouvoir ensuite regarder nos meilleurs joueurs avec une grande fierté. Et je pense que c’est un très gros malentendu d’utiliser un athlète polonais pour promouvoir une entreprise qui n’est pas soumise à la surveillance de l’Autorité polonaise de surveillance financière en Pologne. »

Jakub Rutnicki, ministre des Sports

Le ministre Rutnicki a également souligné que le POC avait cessé de solliciter le soutien des entreprises publiques en raison de pressions politiques, ce que comprend Adam Małysz, tout en restant prudent quant à l’acceptation de sponsors controversés. Il se demande ce qu’il ferait si le président Piesiewicz lui avait présenté Zondacrypto comme un sponsor capable d’offrir jusqu’à 250 000 PLN (environ 59 000 euros) supplémentaires à chaque athlète polonais qualifié pour les Jeux Olympiques.

La situation actuelle met en lumière les tensions internes au sein du mouvement sportif polonais et soulève des questions cruciales sur la gouvernance et l’éthique du sponsoring.

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À propos de l’auteur: Camille Renault

Camille Renault couvre le sport français et international, avec une attention particulière au football, au rugby, au tennis et aux grands rendez-vous de compétition. Son écriture conjugue précision, rythme et sens du résultat.