La Major League Soccer (MLS) se distingue par son modèle unique. Les contrats de salaire des joueurs ne sont pas négociés avec les clubs individuellement, mais gérés par la ligue elle-même. Les propriétaires d’équipe sont également liés à la MLS, et l’identité de chaque équipe repose sur un concept défini par l’opérateur de la ligue, plutôt que sur le propriétaire.
Cette approche intégrée se reflète notamment dans les uniformes des joueurs, qui ne peuvent porter que des vêtements Adidas arborant le logo de la MLS, excluant ainsi des marques comme Nike.
La ligue privilégie la stabilité et l’égalité. Les quinze équipes des conférences Est et Ouest participent à une première phase sans craindre la relégation. Le budget salarial annuel alloué à 20 joueurs par équipe est fixé à 5,95 millions de dollars, évitant ainsi une compétition financière excessive. La MLS propose également divers trophées, dont la MLS Cup pour le champion de la saison, des récompenses pour les meilleures équipes et l’US Open Cup, équivalent de la Coupe de France.
La MLS dispose d’un mécanisme de joueur désigné, permettant à chaque équipe de recruter jusqu’à trois joueurs dont le salaire dépasse les limites imposées, comme c’est le cas pour Son Heung-min. Bien que cet aspect vise à attirer des superstars, il s’inscrit également dans une stratégie d’expansion du marché. L’Inter Miami, qui dépense le plus en salaires (46,84 millions de dollars) grâce à Lionel Messi, se classe actuellement cinquième de la Conférence Est, derrière Philadelphie, qui investit 13,3 millions de dollars.
Lancée en 1996, la MLS met l’accent sur la pérennité financière, tirant les leçons d’échecs passés. Son contrôle centralisé diffère considérablement de l’organisation des ligues américaines de basketball, de football américain et de baseball. Cette gestion a valu à la MLS la désignation de «communisme du football opéré par des capitalistes». Des athlètes ont même remporté un procès collectif (Fraser vs MLS) pour violation de contrats et suppression de salaires.
La MLS a connu une croissance rapide, et l’autonomie des clubs s’est légèrement accrue. Le salaire estimé à 8,7 millions de dollars de Son Heung-min est lié à la déclaration de pertes de la ligue et de son équipe. Dans le cas du maillage des panneaux de la ligue, le salaire de base est de 12 millions de dollars et les contributions des ventes sont combinées pour garantir un revenu total de 20,4 millions de dollars cette année. Ce chiffre met en évidence une polarisation salariale importante par rapport au salaire minimum d’un joueur de première équipe (104 000 dollars).
Son Heung-min, approchant la trentaine, a choisi Los Angeles, une ville avec une importante communauté coréenne, pour la dernière étape de sa carrière. Bien que ce choix représente un pas en deçà de l’Europe, il témoigne d’un jugement éclairé.