L’actrice belge Virginie Efira a été filmée à son insu dans un moment intime au bord de la piscine de l’Hôtel de Crillon, un palace parisien situé place de la Concorde. Révélée dans une enquête publiée en septembre 2026, l’affaire met en lumière des dysfonctionnements graves au sein de l’établissement.
Des images intimes capturées et diffusées depuis la sécurité du Crillon
L’Hôtel de Crillon se retrouve éclaboussé par de multiples révélations après une enquête menée par le journal Libération. L’établissement parisien, dont le statut de palace a été renouvelé pour trois ans, fait face à de lourds soupçons concernant sa gestion de la sûreté. D’anciens salariés ont indiqué à la rédaction que des membres de l’équipe de sécurité utilisaient les caméras de surveillance pour observer la clientèle de manière hebdomadaire.
Selon ces témoignages, des flux vidéo provenant des espaces de bien-être étaient directement connectés aux écrans des bureaux administratifs. Un ex-employé a ainsi expliqué que la télévision du directeur de la sécurité était généralement reliée aux images de l’espace spa ou de la salle de sport. Ces pratiques comprenaient non seulement le visionnage, mais aussi la diffusion de séquences à caractère intime sur des groupes de messagerie privée.
Virginie Efira et d’autres clients ciblés par la vidéosurveillance
Parmi les victimes de ces manquements figure l’actrice belge Virginie Efira. Les images l’ont capturée à son insu alors qu’elle se trouvait au bord de la piscine de l’hôtel. D’autres clients, moins connus du grand public, ont également été filmés à l’intérieur du palace parfois en plein ébats, selon les informations rapportées par la presse.
L’actrice a été informée de cette situation après que les séquences ont circulé parmi le personnel, lorsqu’une de ses connaissances lui a fait parvenir les images. Par la suite, l’établissement hôtelier a procédé à son dédommagement, bien que l’intéressée n’ait pas souhaité s’exprimer auprès des journalistes d’enquête.
Licenciements et scandales en cascade au sein du palace
La direction de l’établissement fait l’objet de questions quant à son niveau d’information face à ces dérives. Philippe Le Gall, prédécesseur du directeur actuel de la sécurité Vincent Clergue, a indiqué que sa propre période d’essai avait été interrompue par la direction après avoir signalé de graves manquements en matière de sécurité et de sûreté.

D’autres dysfonctionnements internes ont été mis en cause, notamment la disparition mystérieuse d’objets de luxe au sein du service des objets trouvés, dont certains réapparaissaient subitement une fois réclamés par leurs propriétaires légitimes. Les salariés qui ont choisi de dénoncer ces agissements auprès de la hiérarchie ont quant à eux été licenciés. Sollicité par les journalistes d’enquête, Vincent Clergue n’a pas souhaité réagir à ces accusations.