Publié le 9 novembre 2025 à 11h03. De plus en plus d’auteurs français se tournent vers l’auto-édition, une option qui leur offre un contrôle total sur leur travail et une part plus importante des revenus, mais qui implique également une plus grande responsabilité financière.
- L’auto-édition est motivée par des objectifs variés, allant de l’ambition personnelle à l’utilisation du livre comme outil professionnel.
- Les professionnels – coachs, thérapeutes, consultants – représentent une part croissante des auteurs auto-édités, cherchant à renforcer leur image et à élargir leur audience.
- Contrairement à l’édition traditionnelle, l’auto-édition permet aux auteurs de conserver l’intégralité des droits d’auteur, mais exige d’assumer tous les coûts de production et de distribution.
Selon Giedrės Pūrienė, directrice de la société de services d’édition “Let’s Booky”, le choix de l’auto-édition répond à des motivations très différentes. « Certaines personnes considèrent l’édition comme une ambition personnelle – elles souhaitent simplement voir leur travail publié – tandis que d’autres perçoivent le livre comme un outil dans leur activité professionnelle », explique-t-elle.
Ces derniers temps, un nombre croissant d’auteurs recourent à l’auto-édition pour des raisons professionnelles. Il s’agit notamment de chefs d’entreprise, de coachs, de psychothérapeutes et d’autres spécialistes qui souhaitent consolider leur expertise et toucher un public plus large. Pour ces professionnels, l’auto-édition s’impose comme une solution particulièrement attractive.
« L’auto-édition permet de s’investir pleinement dans le processus de publication et de bénéficier ensuite d’un retour financier complet. Contrairement à l’édition traditionnelle, tous les droits d’auteur restent entre les mains de l’auteur », précise G. Pūrienė.
« Dans l’édition traditionnelle, si l’auteur signe un contrat avec la maison d’édition, il ne reçoit que 5 à 10 pour cent des ventes. »
Giedrės Pūrienė, directrice de “Let’s Booky”
Cependant, cette liberté accrue s’accompagne d’une responsabilité financière plus importante. Alors que dans l’édition classique, l’auteur ne perçoit qu’une faible part des revenus (entre 5 et 10 pour cent des ventes), l’auto-édition lui permet de conserver l’intégralité des bénéfices, mais l’oblige également à prendre en charge l’ensemble des dépenses, de la mise en page à l’impression en passant par la distribution. « Dans le modèle traditionnel, l’auteur n’investit rien dans l’édition, tandis qu’en auto-édition, il investit ses propres fonds, mais il gagne également tout lui-même », résume l’interviewée.
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