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Technologie et science

Windows 11 teste l’option APX pour booster les performances du PC

Microsoft teste dans Windows 11 une option nommée APX qui promet de réduire les chargements en mémoire et d'optimiser l'organisation interne du processeur.

Microsoft teste dans Windows 11 une option nommée APX qui promet de réduire les chargements en mémoire et d’optimiser l’organisation interne du processeur. Cette technologie requiert pourtant une architecture physique absente des processeurs actuels et une recompilation logicielle des applications existantes.

Microsoft intègre une option dans ses dernières builds Insider de Windows 11, selon les informations de 01Net.

Cette fonctionnalité a été repérée dans la build Insider 29695.

Elle pourrait préfigurer la future mise à jour majeure 27H2.

Elle fait suite au déploiement de la mise à jour 26H2, qui avait déjà amélioré les performances de nombreux ordinateurs.

La fonctionnalité est intitulée Laisser Windows utiliser APX pour de meilleures performances.

New Windows 11 26H2 Performance Boost Feature (Faster App Launches)

Le fonctionnement d’apx et les exigences d’Intel

Derrière cet acronyme se cachent les Advanced Performance Extensions, une extension majeure du jeu d’instructions de l’architecture x86 64 bits introduite par Intel en 2023.

Son objectif affiché consiste à accroître les performances et les capacités de calcul tout en maintenant une consommation énergétique restreinte.

APX permet au processeur de doubler son nombre de registres de 16 à 32.

L’appareil conserve ainsi davantage de données directement dans ses registres.

Cela lui évite de multiplier les accès à la mémoire RAM.

D’après Intel, cette technologie réduit les chargements mémoire de 10 %, diminue les écritures de plus de 20 % et abaisse le nombre global d’instructions de 10 %.

Une incompatibilité matérielle et logicielle totale pour les PC actuels

Les machines actuellement sur le marché ne pourront pas en profiter.

Aucune mise à jour logicielle ne peut modifier l’architecture physique d’un processeur.

La puce doit être conçue dès l’origine pour accueillir ces 32 registres.

Cela exclut l’ensemble des générations actuelles d’Intel, même les plus récentes.

Il faudra patienter jusqu’à la prochaine génération de puces Intel, baptisée Nova Lake, pour espérer en bénéficier.

Du côté du logiciel, l’activation de l’option dans les paramètres de Windows ne suffit pas pour accélérer les applications existantes.

Les développeurs devront impérativement intervenir en recompilant leurs programmes afin qu’ils tirent parti de ce nouveau jeu d’instructions.

Microsoft dispose ainsi d’un nouvel argument matériel pour encourager le renouvellement du parc informatique.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.