La Chine pilotera la création d’une zone d’intelligence artificielle à code source ouvert pour les onze pays des BRICS, selon une annonce du président Xi Jinping faite à New Delhi. Cette initiative vise à encourager la coopération dans les grands modèles de langage et à promouvoir une gouvernance mondiale inclusive face aux modèles fermés occidentaux.
Pékin aux commandes d’un nouveau pôle technologique pour les onze nations
Les onze pays membres des BRICS s’apprêtent à voir naître une initiative technologique d’envergure. La Chine pilotera la mise en place d’une zone d’intelligence artificielle à code source ouvert, a annoncé le président chinois Xi Jinping lors du sommet du bloc réuni à New Delhi.
Cette démarche s’inscrit directement dans l’« initiative pour une intelligence ouverte et inclusive » portée par le dirigeant chinois.
Concrètement, le projet prévoit de soutenir la coopération dans le développement et l’application de grands modèles de langage, d’après le compte rendu diffusé par CCTV, la télévision d’État chinoise.
Le choix de l’open source face au monopole des géants occidentaux
Contrairement aux modèles propriétaires et fermés commercialisés par les entreprises occidentales, notamment américaines, les applications en code source ouvert permettent à chacun d’accéder au code pour en comprendre le fonctionnement et le modifier librement.
L’élargissement des BRICS et les rivalités de puissance sur la scène internationale
Créé à l’origine en 2009, le forum des BRICS rassemble de grandes économies émergentes — à savoir le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, puis l’Afrique du Sud, avant l’élargissement à onze membres — en dehors des institutions traditionnellement dominées par les États-Unis et les puissances occidentales telles que le G7.
Profitant de cette tribune, le président chinois a également exhorté à la mise en place d’un large cadre de gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle fondé sur le consensus.
Le compte à rebours des sommets politiques et des alertes de la Silicon Valley
Cette préoccupation géopolitique et technologique survient dans un contexte de débats intenses sur les risques existentiels liés à ces technologies.
La question de la régulation de l’IA devrait d’ailleurs figurer au cœur des discussions lors de la rencontre prévue entre Xi Jinping et le président américain Donald Trump à la fin du mois de septembre aux États-Unis. Ces échanges interviennent alors que les appels à la prudence se multiplient au sein de l’écosystème technologique mondial.
Samedi, le patron d’Anthropic, Dario Amodei, a appelé à ralentir la vitesse de développement de l’IA, un message auquel se sont rapidement ralliés Elon Musk et Sam Altman (OpenAI).
Letemps