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[기고] Crise dans le raffinage du pétrole et la pétrochimie… Révision de la taxe individuelle à la consommation sur le pétrole lourd pour les matières premières

Publié le 10 novembre 2025 à 19h10. La Corée du Sud, unique au monde, impose une fiscalité complexe sur les produits pétroliers, alimentant divers projets gouvernementaux. Des experts plaident pour une exonération de la taxe sur le pétrole…

[기고] Crise dans le raffinage du pétrole et la pétrochimie… Révision de la taxe individuelle à la consommation sur le pétrole lourd pour les matières premières

Publié le 10 novembre 2025 à 19h10. La Corée du Sud, unique au monde, impose une fiscalité complexe sur les produits pétroliers, alimentant divers projets gouvernementaux. Des experts plaident pour une exonération de la taxe sur le pétrole lourd utilisé comme matière première afin de soutenir une industrie pétrochimique en crise et de renforcer la sécurité énergétique du pays.

  • La Corée du Sud applique un système de taxation des produits pétroliers particulièrement complexe, comprenant six taxes et trois prélèvements à chaque étape du raffinage et de la transaction.
  • L’industrie pétrochimique coréenne traverse une période difficile, exacerbée par les fluctuations des prix du pétrole et les crises économiques passées.
  • Une exonération de la taxe sur le pétrole lourd utilisé comme matière première pourrait alléger les coûts de production et contribuer à la relance du secteur.

La fiscalité actuelle des produits pétroliers en Corée du Sud est atypique. Elle se traduit par un ensemble de six taxes et trois prélèvements appliqués à chaque phase du processus, du raffinage à la vente. Les revenus générés alimentent quatre comptes spéciaux, un fonds dédié aux impôts directs, ainsi que le budget général de l’État. Selon les experts, la Corée est le seul pays au monde à recourir à un tel système, utilisant ces fonds pour financer une large gamme de projets gouvernementaux.

Cette situation est en partie justifiée par la compétitivité de l’industrie coréenne du raffinage, qui dispose de la cinquième plus grande capacité de raffinage au monde. Cependant, des voix s’élèvent pour souligner la nécessité de se conformer aux normes internationales et de soutenir l’industrie face à la concurrence mondiale. Un point particulièrement critiqué est la taxation du pétrole lourd utilisé comme matière première, contrairement à la pratique courante dans les pays producteurs de pétrole et chez leurs concurrents, où la taxation intervient uniquement lors de la distribution et de l’utilisation des produits finis.

L’industrie pétrochimique coréenne est actuellement confrontée à une crise. Elle a déjà été touchée par des périodes d’instabilité, comme le choc pétrolier des années 1980, la guerre du Golfe, la crise financière asiatique des années 1990, et la surproduction de pétrole brut entre 2012 et 2014. Aujourd’hui, elle est à nouveau en difficulté, avec des répercussions significatives sur les régions locales, notamment Yeosu, Ulsan et Daesan, où sont concentrées les principales installations. Cette crise représente un signal d’alarme pour les politiques de développement régional équilibré.

Le gouvernement a récemment exprimé son intention de soutenir l’industrie, mais les détails de ce soutien n’ont pas encore été précisés, notamment en ce qui concerne la taxe sur le pétrole lourd. Les experts estiment qu’une exonération de cette taxe pourrait constituer une aide précieuse pour réduire les coûts de production et relancer le secteur.

Le pétrole lourd est également considéré comme une source d’énergie alternative au pétrole brut, contribuant à une offre plus stable. Bien que son utilisation comme carburant puisse poser des problèmes environnementaux, son rôle de matière première permet de réduire la dépendance au pétrole brut et de renforcer la sécurité énergétique. Il est donc essentiel de maintenir un équilibre entre l’approvisionnement en pétrole brut et en pétrole lourd, et de diversifier les sources d’importation pour réduire la dépendance à quelques pays seulement.

La question de l’exonération de la taxe sur le pétrole lourd a été soulevée à plusieurs reprises par l’industrie et le monde universitaire. La récente restructuration de l’industrie pétrochimique, la réorganisation des chaînes d’approvisionnement et l’importance croissante de la sécurité énergétique offrent une nouvelle opportunité de résoudre ces difficultés. Un projet de loi visant à exonérer cette taxe a d’ailleurs été récemment présenté.

Les conditions actuelles diffèrent considérablement de celles qui prévalaient lors des précédentes tentatives d’exonération fiscale. Les acteurs du secteur espèrent que cette nouvelle initiative permettra de dynamiser le complexe industriel pétrochimique et de promouvoir un développement régional plus équilibré.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.