De ses cris de défi à ses manipulations psychologiques, le Green Goblin sème la terreur dans l’univers de Spider-Man depuis des décennies. Retour sur dix citations marquantes qui illustrent la folie débridée de ce super-vilain emblématique de Marvel.
Norman Osborn, Harry Osborn, ou même Spider-Man lui-même sous l’influence du Goblin : les incarnations de ce personnage ont toutes laissé leur empreinte à travers des répliques glaçantes. Certaines révèlent un sentiment d’invincibilité, d’autres une obsession malsaine pour son ennemi juré, et d’autres encore un humour noir particulièrement inquiétant.
En 1979, dans Amazing Spider-Man Annual #9, Norman Osborn, après une brève perte de mémoire, retrouve la conscience de son identité de Green Goblin lors d’un séminaire animé par le capitaine Stacy. Submergé par cette révélation, il s’échappe de l’hôpital en hurlant : « Rien de vivant ne peut m’arrêter maintenant ! » Cette phrase, témoin d’une folie exacerbée, illustre parfaitement le sentiment d’invulnérabilité qui l’envahit lorsqu’il reprend le contrôle.
Dans l’univers Ultimate Marvel, Norman Osborn justifie son obsession pour Spider-Man avec une énigme troublante, dans Ultimate Spider-Man #24 : « Cercles !! Cercles de vie. Cercles de mort. Cercles d’enfer. Cercles de responsabilité. » Le Green Goblin y exprime sa conviction tordue que Spider-Man, fruit des expérimentations d’Oscorp, lui appartient. Cette logique obsessionnelle, à la fois insensée et dérangeante, souligne la profondeur de son déséquilibre mental.
L’idée que le Green Goblin ne serait pas une personne unique, mais une présence maléfique capable de posséder et de corrompre les individus vulnérables, est particulièrement frappante. Dans Amazing Spider-Man #136, Harry Osborn, revenu d’entre les morts sous les traits du Goblin, répond à Spider-Man qui lui fait remarquer que son père est décédé : « Mort ? Vous dites que je suis mort ? C’est fort amusant. Si je suis mort, alors je dois être un fantôme. »
Même lorsqu’il tente d’utiliser ses pouvoirs pour le bien, le Green Goblin ne peut échapper à sa folie. Dans Green Goblin #1, Phil Urich, après avoir été exposé aux produits chimiques du Goblin, s’exclame : « Ça déchire ! », en imitant Jim Carrey dans Le Masque. Cette réplique, à la fois euphorique et dérangée, prouve que la folie du Goblin contamine même les intentions les plus pures.
L’obsession du Green Goblin pour Spider-Man se manifeste également par un besoin maladif d’attention. Dans Peter Parker: Spider-Man #44, Norman Osborn recherche Spider-Man avec une fixité rappelant celle du Joker : « J’exige toute votre attention, et je vais l’avoir. » Il ne cherche pas à détruire Spider-Man, mais à monopoliser son attention, révélant ainsi la profondeur de son déséquilibre mental.
Dans Amazing Spider-Man Vol. 2 #25, Norman Osborn, délirant, tente de faire de Spider-Man son héritier en le soumettant à un sérum du Goblin. Il lui lance alors : « Viens à moi, mon fils. » Cette phrase, empreinte d’une paternité tordue et d’une détermination inquiétante à façonner Spider-Man à son image, est particulièrement troublante.
Lors des événements de Civil War: Front Line #2, Peter Parker révèle son identité de Spider-Man, ce qui provoque la rage de Norman Osborn. Enfermée en prison, Osborn hurle à plusieurs reprises : « Tu as enfreint les règles ! », témoignant de son besoin obsessionnel de contrôle et de sa conviction délirante d’un lien personnel avec Spider-Man.
Le Green Goblin possède également un sens de l’humour noir particulièrement macabre. Dans Spectacular Spider-Man #200, Harry Osborn, sous les traits du Goblin, tend une embuscade à Mary Jane en lui lançant : « Mary Jane, il faut qu’on parle. » avant de l’enlever. Cette réplique glaçante, combinée à l’enlèvement soudain, illustre les sauts d’humeur imprévisibles d’Harry entre sa personnalité de super-vilain et son identité originelle.
L’une des citations les plus sombres du Green Goblin se trouve dans Spider-Man’s Tangled Web #13, où Norman Osborn révèle son identité à un groupe de vilains et se vante d’avoir tué Gwen Stacy : « Qu’est-ce que j’ai fait ? Oh, pas grand-chose… J’ai kidnappé sa petite amie. Et je l’ai tuée. Devant lui. C’était génial ! » Cette réplique, témoin d’un manque total de remords et d’une joie perverse à infliger de la souffrance, est particulièrement choquante.
Enfin, dans Amazing Spider-Man Vol. 6 #50, le Green Goblin fait son retour en pleine force, entraînant Spider-Man dans son laboratoire tout en chantant : « Heigh-Ho, Heigh-Ho… Au labo, c’est parti ! » Cette ligne, chantée d’une manière à la fois enjouée et menaçante, capture l’essence de la folie du Green Goblin et son plaisir à tourmenter Spider-Man.