Publié le 1er novembre 2025. Algirdas Kaušpėdas, figure publique lituanienne, brise le silence après des années de deuil et de remise en question, et se livre sur la perte de sa fille Alge et la manière dont il a surmonté cette épreuve à travers l’écriture.
Algirdas Kaušpėdas a transformé sa douleur en un roman, un récit poignant dédié à ses deux filles, Alge et Marija. Pendant cinq ans, il a écrit quotidiennement, trouvant dans cet exercice une forme de thérapie. « C’était difficile. Parfois, je pleurais en écrivant », confie-t-il.
L’homme, connu pour sa franchise et ses anecdotes sur ses débuts avec le groupe “Antis”, a longtemps partagé des aspects de sa vie personnelle, notamment son couple avec sa femme Vilija. Mais il a fallu du temps avant qu’il ne puisse aborder les blessures profondes liées à la disparition de sa fille. Il exprime aujourd’hui son pardon envers Alge, tout en reconnaissant l’incompréhension face à son geste.
« Ce qui est très important, c’est que j’ai pardonné à Alge. Bien sûr, comment a-t-elle pu faire cela ? Mon bourgeon, mon avenir, ma fierté ! Comment ? Pour quoi ? Une absurdité totale. Cette colère est très destructrice. Extraordinaire. Et elle se ruine ainsi que tout ce qui nous entoure. Comme un poison, mais il faut le vaincre »
Algirdas Kaušpėdas
Kaušpėdas souligne la puissance destructrice de la colère et la nécessité de la surmonter pour avancer. Son livre, fruit de cinq années de travail, témoigne de ce cheminement personnel.
La douleur déchirante d’Algirdas Kaušpėdas et cette première interview ouverte seront au cœur de l’émission “Bus visko” diffusée ce samedi après-midi à 17h30 sur LNK.
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