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[2026 대전망] L’avenir de la culture et des arts coréens en 2026, découvrez les 10 principales tendances

by Antoine Girard

Publié le 21 décembre 2025 05:49:00. La culture coréenne, portée par le succès mondial de la K-pop et des séries télévisées, s’étend à tous les domaines artistiques et façonne les tendances de consommation de 2026, entre personnalisation numérique, préoccupations éthiques et quête de sens.

  • L’intelligence artificielle et le numérique transforment la création artistique, soulevant des questions cruciales de droit d’auteur et d’éthique.
  • La « vague coréenne » (Hallyu) dépasse les frontières de la musique et du cinéma, influençant la mode, la gastronomie et même l’apprentissage des langues.
  • Une nouvelle tendance émerge, combinant consommation responsable et recherche d’expériences luxueuses, dans un contexte économique incertain.

Le paysage culturel et artistique du XXIe siècle est en pleine mutation, sous l’impulsion de l’innovation technologique, de la mondialisation et d’une sensibilité accrue aux enjeux environnementaux. Selon une analyse récente de l’Institut coréen de la culture et du tourisme, dix tendances majeures devraient façonner l’avenir de la culture coréenne en 2026.

L’une des transformations les plus marquantes est l’omniprésence du numérique et de l’intelligence artificielle (IA) dans tous les aspects de la création et de la consommation culturelle. Si ces technologies offrent des opportunités inédites, elles posent également des défis éthiques considérables. La question de la paternité des œuvres générées par l’IA est particulièrement épineuse, le Bureau américain du droit d’auteur ayant réaffirmé en 2023 « l’exigence de paternité humaine », sans pour autant proposer de méthode claire pour distinguer le travail humain de celui de la machine.

Parallèlement, la « vague coréenne » (Hallyu) continue de gagner du terrain à l’échelle mondiale. Le groupe BTS génère un impact économique annuel estimé à 5 milliards de dollars américains (environ 4,6 milliards d’euros), et la série Netflix « Squid Game » a captivé 111 millions de spectateurs dans le monde entier au cours de ses trente premiers jours de diffusion. Le marché de la K-beauty devrait atteindre 18,32 milliards de dollars américains (environ 16,8 milliards d’euros) d’ici 2030, et la Corée du Sud s’est imposée comme la quatrième puissance mondiale dans l’industrie du jeu vidéo. La Harvard Business Review a même analysé l’ascension fulgurante des groupes de K-pop, les considérant comme de véritables mégastars internationaux.

Cette influence culturelle coréenne va bien au-delà des simples exportations de divertissement. Elle se traduit par un intérêt croissant pour la langue coréenne, la culture traditionnelle et un mode de vie inspiré de la Corée du Sud.

La multiplication des foyers individuels et l’essor d’une culture individualiste favorisent également l’émergence d’une tendance à l’hyper-personnalisation. Des plateformes comme Netflix utilisent l’IA pour proposer un contenu sur mesure, basé sur les habitudes de visionnage, les évaluations et l’historique de recherche des utilisateurs. Cette personnalisation accrue conduit à une polarisation des goûts et des modes de consommation culturelle. Si la demande pour les grands concerts et les méga-événements reste forte, on observe également un intérêt croissant pour des expériences culturelles plus intimes et personnalisées.

L’industrie culturelle s’appuie de plus en plus sur les droits de propriété intellectuelle et la narration transmédia pour créer de nouveaux moteurs de croissance. L’univers cinématographique Marvel a démontré l’efficacité de ce modèle, en construisant un univers narratif cohérent qui s’étend des films aux séries télévisées, en passant par les jeux vidéo et les bandes dessinées. En Corée du Sud, on assiste à des adaptations de webtoons au cinéma et à la télévision, ainsi qu’au développement de contenus multimédias autour des idoles de la K-pop. Le phénomène « Pinkfong Baby Shark », par exemple, s’est décliné en webtoons, comédies musicales et tournées mondiales, illustrant la réussite d’un écosystème de propriété intellectuelle.

Dans un contexte économique incertain, une nouvelle tendance se dessine : l’« écono-luxe », qui combine la recherche de valeur économique et le désir d’expériences luxueuses. Les bibliothèques partagées, les services de location d’œuvres d’art et les abonnements à des collections d’art gagnent en popularité, offrant de nouvelles façons de consommer la culture. Les générations qui ont vécu la pandémie et l’instabilité économique affichent des comportements de consommation plus prudents et axés sur les valeurs, privilégiant les expériences culturelles durables et abordables.

L’intérêt pour la santé mentale est également en forte croissance, en raison de la pression sociale et de l’isolement liés à la pandémie de COVID-19. L’art-thérapie et la musicothérapie se développent comme des thérapies complémentaires en santé mentale. La combinaison de l’art-thérapie et des technologies numériques permet de développer des outils d’analyse des états émotionnels et de proposer un contenu personnalisé, grâce à l’utilisation de biomarqueurs numériques et d’appareils connectés.

Enfin, la prise de conscience des enjeux environnementaux se traduit par une volonté d’intégrer la durabilité au cœur de la culture et des arts. Le Conseil international des musées a adopté en janvier 2025 un plan d’action en neuf points pour promouvoir des expositions plus respectueuses de l’environnement et encourager les musées à devenir plus résilients face aux défis climatiques.

Noh Soo-kyung, chercheur associé au Département de recherche sur les politiques culturelles et artistiques de l’Institut coréen de la culture et du tourisme, souligne l’importance de trouver un équilibre entre innovation technologique, mondialisation, personnalisation et durabilité. « L’utilisation éthique de l’IA et des technologies numériques, la diffusion mondiale durable de la culture coréenne, la garantie de la diversité des services culturels personnalisés et la construction d’un écosystème culturel respectueux de l’environnement sont des enjeux clés pour l’avenir », explique-t-elle.

Soo-kyung Noh, chercheur associé, Département de recherche sur les politiques culturelles et artistiques, Institut coréen de la culture et du tourisme

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Soo-kyung Noh, chercheur associé, Département de recherche sur les politiques culturelles et artistiques, Institut coréen de la culture et du tourisme

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