Jérusalem, 29 juin (Reuters) – Le tribunal de district de Jérusalem a annulé les audiences de cette semaine dans le procès de corruption de longue date du Premier ministre Benjamin Netanyahu, acceptant une demande que le chef israélien a fait citant des motifs diplomatiques et de sécurité classifiés.
Il n’était pas clair si un poste de médias sociaux du président américain Donald Trump a influencé la décision de la Cour. Trump a suggéré que le procès pourrait interférer avec la capacité de Netanyahu à se joindre aux négociations avec le groupe militant palestinien Hamas et l’Iran.
La décision, vue par Reuters, a déclaré que de nouvelles raisons fournies par Netanyahu, le chef de l’agence d’espionnage israélienne Mossad et le chef du renseignement militaire ont justifié l’annulation des audiences.
Netanyahu a été inculpé en 2019 pour corruption, fraude et violation de confiance – ce qu’il nie. Il a lancé le procès contre lui en tant que chasse aux sorcières de gauche orchestrée destinée à renverser un chef de droite démocratiquement élu.
Vendredi, le tribunal a rejeté une demande de Netanyahu pour retarder son témoignage pour les deux semaines suivantes en raison de questions diplomatiques et de sécurité à la suite du conflit de 12 jours entre Israël et l’Iran, qui s’est terminé mardi dernier.
Il devait prendre position lundi pour le contre-interrogatoire.
« C’est la folie qui fait ce que font les procureurs incontrôlables à Bibi Netanyahu », a déclaré Trump dans un article social de vérité. Il a déclaré que Washington, ayant donné des milliards de dollars d’aide pour Israël, n’allait pas «défendre cela».
Un porte-parole de l’accusation israélienne a refusé de commenter le poste de Trump. Netanyahu sur X a retweeté le post de Trump et a ajouté: « Merci encore, @RealDonaldTrump. Ensemble, nous rendrons le Moyen-Orient grand à nouveau! »
Trump a déclaré que Netanyahu négociait « en ce moment » un accord avec le Hamas, bien qu’aucun des deux dirigeants n’ait fourni des détails, et les responsables des deux côtés ont bientôt exprimé le scepticisme sur les perspectives de cessez-le-feu bientôt.
Vendredi, le président républicain a déclaré aux journalistes qu’il pensait qu’un cessez-le-feu était proche.
L’intérêt à résoudre le conflit de Gaza s’est renforcé dans le sillage des bombardements américains et israéliens des installations nucléaires iraniennes.
(Reportage par Maayan Lubell; Édition par Howard Goller)