Le Conseil suprême de la Défense du pays (CSAT) a été convoqué par le président Dan Sucușor pour jeudi à 12h00. La réunion, qui se tiendra au palais de Cotroceni, examinera la manière dont les autorités réagiront aux violations de l’espace aérien et à d’autres types d’aéronefs non autorisés.
Selon un communiqué de l’administration présidentielle, l’ordre du jour de la réunion comprend :
* L’établissement d’objectifs nécessitant des mesures de protection contre les menaces spécifiques posées par les systèmes d’aéronefs sans pilote (drones) et les exigences techniques générales pour l’équipement et les systèmes techniques utilisés pour mettre en œuvre ces mesures de protection.
* La définition des personnes habilitées à ordonner ou à approuver l’exécution de mesures contre les véhicules aériens et aéronefs non autorisés dans l’espace aérien national, ainsi que l’établissement d’une procédure d’information concernant les mesures prises pour contrôler l’utilisation de l’espace aérien national.
« D’autres sujets d’actualité dans le domaine de la sécurité nationale seront également analysés lors de la réunion du conseil », indique le communiqué.
La convocation du CSAT intervient suite à l’incident du 13 septembre, où un drone russe est entré dans l’espace aérien roumain. L’armée roumaine a alors déployé des avions pour intercepter le drone.
« Deux avions de chasse F-16 de la base aérienne 86 de Fetești ont décollé le samedi 13 septembre à 18h05 pour surveiller la situation aérienne à la frontière avec l’Ukraine, suite aux attaques aériennes russes contre les infrastructures ukrainiennes », a déclaré le ministère de la Défense nationale (Mapn).
Peu après l’incident, le ministre de la Défense, Ionuț Moșteanu, a déclaré que les détails concernant la procédure d’interception d’un aéronef entrant dans l’espace aérien roumain seraient établis lors du CSAT.
Concernant les drones, la décision d’interception peut également être prise par le commandement de l’opération d’interception. Dans ce contexte, les pilotes des deux avions F-16 qui ont décollé pour intercepter le drone avaient l’autorisation de le détruire, mais la décision finale leur appartenait.
« Les pilotes ont eu un contact intermittent, l’ont vu, mais lorsqu’ils ont eu un contact direct, ils ont évalué les risques collatéraux et ont décidé de ne pas le détruire », a déclaré le ministre de la Défense. Il a expliqué qu’une balle de calibre 20 mm tirée par la mitrailleuse de l’avion F-16 peut parcourir une distance de 5 km, et que le drone volait à basse altitude, ce qui présentait un risque que les balles atteignent le sol à grande vitesse.