WhatsApp domine largement le marché chilien des applications de messagerie instantanée, mais une enquête récente du Bureau du procureur économique national (FNE) n’a pas révélé de pratiques anticoncurrentielles de la part de l’entreprise, filiale de Meta. L’enquête, initialement ouverte suite à des préoccupations concernant les mises à jour des conditions d’utilisation et de la politique de confidentialité de WhatsApp, a finalement conclu que ces changements n’avaient pas d’impact négatif sur la concurrence.
Selon l’enquête du FNE, WhatsApp est utilisé par environ 86 % des Chiliens, suivi de Facebook Messenger (53 %) et Telegram (34 %). Skype (10,1 %), Line (2,5 %), WeChat (2,0 %), Signal (1,8 %) et Viber (1,4 %) complètent le classement. Ces chiffres démontrent une position dominante de WhatsApp, qui, selon le FNE, « suggère que cette plateforme présente une position exceptionnelle dans ce segment et que les possibilités de remplacement direct par les consommateurs seraient réduites ».
L’enquête a été déclenchée par une plainte concernant la consolidation du transfert et de l’utilisation des données personnelles collectées par WhatsApp vers d’autres sociétés du groupe Meta (anciennement Facebook). La plaignante craignait que cela ne renforce la position dominante de l’entreprise. Cependant, le FNE a constaté que la mise à jour de 2021 n’avait pas entraîné une augmentation de la quantité d’informations collectées auprès des utilisateurs, ni une capacité accrue de WhatsApp à partager ces informations.
Le FNE a précisé que le contenu des communications entre les utilisateurs de la plateforme restait protégé par le cryptage de bout en bout, empêchant WhatsApp, Facebook ou d’autres applications du groupe d’y accéder.
« La mise à jour n’a pas impliqué une augmentation de la quantité d’informations extraites de l’utilisateur ou de la capacité de WhatsApp à partager ces informations », a déclaré le FNE dans son rapport.
Bien que l’enquête n’ait pas révélé de comportement abusif, le FNE a souligné qu’elle ne portait pas sur les politiques générales d’utilisation des données par le groupe Meta dans l’ensemble de ses applications. L’impact potentiel de ces politiques sur la concurrence dans différents marchés reste donc à examiner. Le FNE a également noté que WhatsApp enregistre un nombre d’utilisateurs mensuels beaucoup plus élevé que la deuxième application de messagerie instantanée la plus populaire au Chili.
Selon les données du FNE, la pénétration de WhatsApp se situe entre 90 et 100 %, tandis que Facebook Messenger atteint entre 45 et 55 % et Telegram entre 35 et 45 %. Les autres applications ne dépassent pas 10 %.