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La «personne d’intérêt» pakistanaise arrêtée récemment a été en contact avec Sonam Wangchuk, envoyant des rapports à travers la frontière, affirme que le Ladakh DGP

Publié le 27 septembre 2024 14h54. Des violences éclatent dans le Ladakh après la détention d'un activiste climatique, Sonam Wangchuk, et les autorités pointent du doigt des «militants environnementaux» et des groupes aux motivations troubles, ainsi qu'une possible…

La «personne d’intérêt» pakistanaise arrêtée récemment a été en contact avec Sonam Wangchuk, envoyant des rapports à travers la frontière, affirme que le Ladakh DGP

Publié le 27 septembre 2024 14h54. Des violences éclatent dans le Ladakh après la détention d’un activiste climatique, Sonam Wangchuk, et les autorités pointent du doigt des «militants environnementaux» et des groupes aux motivations troubles, ainsi qu’une possible ingérence pakistanaise.

  • Sonam Wangchuk, figure de proue des protestations pour l’intégration du Ladakh au sixième calendrier de la Constitution indienne, a été placé en détention préventive en vertu de la loi sur la sécurité nationale.
  • La police du Ladakh accuse des éléments antisociaux et des groupes aux crédibilités douteuses de dérailler les négociations en cours concernant le statut politique de la région.
  • Les forces de l’ordre ont fait état de blessés des deux côtés, y compris des citoyens népalais, et affirment avoir arrêté un individu pakistanais soupçonné de collecter des informations sur Wangchuk.

Les tensions sont vives dans le Ladakh après des affrontements survenus le 24 septembre, qui ont fait quatre morts et une soixantaine de blessés, selon les autorités. Le directeur général de la police du Ladakh, SD Jamwal, a tenu une conférence de presse à Leh pour faire le point sur la situation et dénoncer les acteurs qu’il juge responsables des troubles.

Selon Jamwal, les violences n’avaient jamais atteint une telle ampleur dans l’histoire du Ladakh. Il a accusé des «militants environnementaux autoproclamés» et des groupes dont la crédibilité est remise en question de chercher à détourner la lutte pour l’État et l’intégration au sixième calendrier. Il a également affirmé que la police avait arrêté il y a quelques jours un individu d’intérêt (POI) pakistanais qui transmettait des «rapports» sur Wangchuk à son pays d’origine.

« Sonam Wangchuk, si vous examinez son profil, son parcours, vous pouvez le voir sur YouTube. Il est un catalyseur. Il évoque le Printemps arabe, le Népal, le Bangladesh et le Sri Lanka. Il a un agenda. Une enquête est en cours concernant le financement étranger, avec une violation de la FCRA (Foreign Contribution (Regulation) Act). Nous avons arrêté un POI pakistanais qui était en contact avec lui… qui lui fournissait des informations. Nous avons des preuves. Nous avons des traces de ses déplacements, notamment au Pakistan et au Bangladesh, où il a participé à des événements organisés par un journal pakistanais. Tout cela soulève de sérieuses questions. Différentes agences s’en occupent. »

SD Jamwal, directeur général de la police du Ladakh

Jamwal a également précisé que plusieurs ressortissants népalais avaient été blessés lors des manifestations, deux d’entre eux ayant été touchés par des balles. Il a indiqué que 32 personnes avaient été grièvement blessées et qu’environ 80 civils avaient subi des blessures plus légères. Une jeune fille a été évacuée vers Delhi pour recevoir des soins.

La police a justifié l’usage de la force en affirmant qu’elle agissait en «légitime défense» pour «arrêter cette attaque massive». Jamwal a décrit une scène chaotique où un groupe de 5 000 à 6 000 personnes s’était rassemblé sur le site de la grève de la faim de Wangchuk, avant de se séparer et de recourir à la violence, endommageant des bâtiments gouvernementaux, des établissements et des bureaux de partis politiques. Il a également fait état de violences envers les forces de sécurité, notamment un soldat des Forces de réserve centrales (CRPF) gravement blessé à la colonne vertébrale.

Les protestations dans le Ladakh font suite à la transformation de l’ancienne région de l’État du Jammu-et-Cachemire en un territoire de l’Union en 2019. Depuis lors, les habitants du Ladakh réclament l’intégration au sixième calendrier de la Constitution indienne, qui garantirait des protections spécifiques pour les populations tribales, ainsi que le statut d’État. Des négociations sont en cours entre les autorités centrales et les représentants locaux, mais elles semblent être dans l’impasse, selon les déclarations de Jamwal.

Les autorités continuent d’enquêter sur les événements et les motivations des différents acteurs impliqués dans les violences, tout en appelant au calme et à la retenue.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.