Home MondeLe traité de la défense ne cède pas la souveraineté: secrétaire

Le traité de la défense ne cède pas la souveraineté: secrétaire

by Clara Dubois

Port Moresby, 29 septembre 2025. Le secrétaire aux Affaires étrangères de Papouasie-Nouvelle-Guinée a défendu avec vigueur le traité de défense mutuelle conclu avec l’Australie, rejetant les critiques selon lesquelles il porterait atteinte à la souveraineté nationale et précisant qu’il vise plutôt à renforcer la coopération en matière de sécurité.

  • Le traité de défense mutuelle PNG-Australie, surnommé traité Pukpuk, ne prévoit aucune intégration du personnel de défense des deux pays.
  • Il permet aux ressortissants de Papouasie-Nouvelle-Guinée et d’Australie de postuler pour rejoindre les forces de défense de l’autre pays.
  • La Papouasie-Nouvelle-Guinée entretient des partenariats de coopération en matière de défense avec plusieurs pays, dont la France, les États-Unis, le Japon et la Chine.

Face à une récente levée de boucliers contre le traité Pukpuk, Elias Wohegugu a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’une cession de souveraineté, mais d’une démarche visant à la consolider. Il a souligné que le document ne prévoit en aucun cas une fusion des effectifs militaires, mais maintient l’autorité de commandement souveraine des chefs des forces de défense de chaque pays.

« L’intégration opérationnelle est au cœur de ce traité, afin de permettre aux personnels de défense des deux pays de se former sur des plateformes et des équipements similaires, essentiels à l’interopérabilité », a expliqué le secrétaire Wohegugu dans un communiqué. Il a précisé que le recrutement, en tant qu’opportunité d’emploi, ne doit pas être confondu avec une intégration du personnel uniforme.

Il a également précisé que le traité ouvre la voie aux ressortissants de Papouasie-Nouvelle-Guinée souhaitant rejoindre les Forces de défense australiennes, et inversement.

Le secrétaire Wohegugu a tenu à rassurer sur le fait que ce traité ne limite en rien les relations bilatérales, régionales ou multilatérales de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, ni sa présence commerciale. Il a rappelé que des alliances militaires similaires existent déjà dans la région, citant notamment le traité ANZUS, l’accord de défense mutuelle entre les États-Unis et les Philippines, ainsi que le traité de sécurité entre le Japon et les États-Unis.

La Papouasie-Nouvelle-Guinée poursuit activement des programmes de coopération en matière de défense avec un large éventail de partenaires, dont l’Australie, la France, les États-Unis, l’Indonésie, la Nouvelle-Zélande, le Japon et même la Chine. « Ce traité n’est en aucun cas conclu pour exclure un pays ou une présence commerciale tierce », a-t-il affirmé.

En outre, le secrétaire Wohegugu a évoqué un nouveau programme d’« Assistance à la sécurité officielle » avec le Japon, qui prévoit un financement de 11,6 millions de Kina (environ [convertir en euros]) pour l’acquisition de matériel par le Bataillon du génie des Forces de défense de Papouasie-Nouvelle-Guinée, afin de soutenir des projets d’infrastructure.

Enfin, il a confirmé que le traité Pukpuk a reçu l’approbation légale de l’avocat général de Papouasie-Nouvelle-Guinée et que son adoption par le Parlement ne nécessitera aucune modification de la législation en vigueur.

Des soldats des Forces de défense de Papouasie-Nouvelle-Guinée en patrouille après une formation conjointe dans le cadre de l’exercice Talisman Saber, Queensland, Australie, le 21 juillet 2025. – Photos fournies

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