Le président Donald Trump a affirmé le 3 août 2026 que des négociations avec l’Iran étaient en cours pour sécuriser la réouverture du détroit d’Ormuz et discuter du nucléaire. Bien que Téhéran démente tout dialogue direct avec Washington, des avancées avec Oman pourraient débloquer ce passage maritime crucial pour le commerce mondial des hydrocarbures.
La tension monte et descend au rythme des déclarations de la Maison-Blanche. Lundi, Donald Trump a assuré que des pourparlers se déroulaient « en ce moment même », présentant ces échanges comme la dernière chance
pour l’Iran d’aboutir à un accord favorable. Le président américain précise que ces discussions se font à la demande de Téhéran et bénéficient du soutien du Qatar, des Émirats arabes unis et de l’Arabie saoudite.
Ce discours contraste avec la position officielle de l’Iran. Lors d’un point presse, Esmaïl Baghaï a nié toute négociation actuelle avec les États-Unis, qualifiant les affirmations de Donald Trump de nouveau mensonge
. Téhéran affirme toutefois négocier avec Oman pour établir une route maritime acceptable dans le détroit d’Ormuz, verrouillé depuis le début juillet après l’échec d’un protocole d’accord américano-iranien.
Le détroit d’Ormuz et la pression sur les prix du pétrole
Le contrôle du détroit d’Ormuz reste le pivot central de ce bras de fer. Donald Trump a affirmé que la marine américaine contrôle totalement le passage et a conditionné la levée du blocus des ports iraniens à un accord ou à une capitulation totale
.
L’annonce de possibles avancées a provoqué une réaction immédiate sur les marchés. Le baril de Brent a chuté de 4,8 % pour atteindre 83,7 dollars vers 14 h 25 (heure de l’Est), loin du pic à 100 dollars observé fin juillet. Cependant, la sécurité réelle sur le terrain demeure précaire : l’agence britannique UKMTO a rapporté une explosion près d’un pétrolier dans la nuit de dimanche à lundi.
L’impasse nucléaire et le désaveu du Congrès
Au-delà du transit maritime, la question de la dénucléarisation de l’Iran cristallise les tensions. Si Donald Trump évoque un futur accord sur le nucléaire, Marco Rubio a admis devant une commission parlementaire que Téhéran n’avait pas encore donné son feu vert concernant la question de l’uranium enrichi.
À Washington, le soutien politique au conflit s’effrite. La Chambre des représentants a voté une résolution ordonnant le retrait des troupes américaines engagées contre la République islamique depuis fin février. Bien que symbolique face au droit de veto présidentiel, ce vote, incluant quatre élus républicains, traduit un mécontentement face à l’envolée des prix de l’énergie.
L’interférence du front libanais et les menaces sur Beyrouth
Téhéran refuse de dissocier le sort de l’Iran de celui du Liban. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué via l’agence Tasnim qu’aucun progrès tangible n’a été réalisé pour mettre fin à l’agression contre Beyrouth. L’Iran a d’ailleurs averti qu’une attaque israélienne sur la capitale libanaise pourrait entraîner une reprise à grande échelle de la guerre
dans la région.

La situation est confuse : Donald Trump a affirmé avoir obtenu la promesse de Benyamin Netanyahou de ne pas envoyer de troupes à Beyrouth et a prétendu que le Hezbollah allait cesser totalement le feu
via des intermédiaires. De son côté, l’armée israélienne a rapporté que le Hezbollah a tiré plus de 300 projectiles sur ses soldats au cours d’un week-end récent, tandis que l’ambassade libanaise à Washington évoquait une acceptation de cessation mutuelle des attaques.
L’escalade régionale : Koweït et Mer Rouge
Le conflit s’étend désormais à de nouveaux fronts, fragilisant le cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril. Le Koweït a accusé l’Iran d’avoir visé son aéroport avec 13 missiles balistiques et 17 drones, faisant un mort et 63 blessés. Les Gardiens de la Révolution ont nié avoir frappé l’aéroport, affirmant avoir ciblé une base aérienne koweïtienne et le siège de la Cinquième flotte américaine à Bahreïn en réponse à des attaques sur l’île Qeshm et un pétrolier iranien.

En parallèle, la Mer Rouge devient un nouveau théâtre d’opérations. Les rebelles houthis, soutenus par Téhéran, ont instauré un blocus contre les navires saoudiens et revendiquent des frappes contre des installations pétrolières du royaume.
Le guide suprême Mojtaba Khamenei a résumé la vision iranienne dans une déclaration écrite, affirmant que les États-Unis et Israël tentent de diviser
la nation iranienne après avoir subi un revers cuisant
dans la guerre déclenchée contre son pays.
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