Publié le 29 septembre 2025 à 19h26. Les prix des composants de stockage informatique, des disques durs aux mémoires SSD et DRAM, connaissent une nouvelle hausse généralisée, impactant aussi bien les entreprises que les consommateurs.
- Western Digital a initié la tendance en annonçant une augmentation des prix des disques durs en septembre.
- Sandisk et Micron ont suivi, augmentant respectivement les prix des SSD et des mémoires DRAM.
- L’agence Trendforce prévoit une augmentation moyenne de 5 à 10 % des prix des puces NAND au quatrième trimestre.
Une nouvelle vague d’augmentation des prix se profile sur le marché du stockage informatique. Tout a commencé mi-septembre avec l’annonce de Western Digital (WD) d’une hausse des prix des disques durs. Cette décision s’explique par une forte demande émanant notamment des centres de données d’intelligence artificielle (IA), qui nécessitent de grandes capacités de stockage, et par la difficulté pour WD de répondre à cette demande tout en maintenant ses marges.
Sandisk, qui a repris le marché des SSD après WD, a rapidement emboîté le pas en augmentant également ses prix. Sandisk, en collaboration avec Kioxie, est également un producteur majeur de puces NAND, et cette augmentation se répercutera donc sur les prix de leurs partenaires. Les experts prévoient une hausse de 10 % du prix des puces NAND.
Micron, un concurrent direct, a réagi peu après en suspendant temporairement la publication de ses listes de prix, anticipant également la nécessité d’ajustements. La société a également augmenté les prix de ses mémoires DRAM de 20 à 30 %.
Samsung a ensuite rejoint ce mouvement. Selon des informations rapportées par les médias coréens, le géant technologique augmente le prix des puces NAND de 5 à 10 % et celui des mémoires DRAM de 15 à 30 %. SK Hynix, autre acteur majeur du marché de la mémoire, devrait également augmenter ses prix. L’agence Trendforce, spécialisée dans le suivi des prix de gros, anticipe une augmentation moyenne de 5 à 10 % des prix des puces NAND au quatrième trimestre.
Cette hausse des prix affectera en premier lieu les entreprises et les constructeurs automobiles, mais elle se fera également sentir dans les portefeuilles des consommateurs, avec une augmentation du prix des SSD grand public.
Les SSD utilisent des puces NAND pour stocker les données, mais les modèles haut de gamme intègrent également des puces DRAM comme mémoire tampon. Les augmentations de prix des DRAM pourraient donc se traduire par une hausse du prix des modules de mémoire, des ordinateurs complets ou encore des cartes graphiques qui utilisent ces puces.
Le marché des SSD, en particulier, devrait être touché. 2023 avait été une année favorable aux acheteurs, avec des prix très bas en raison d’une surproduction et d’entrepôts pleins. Cependant, les fabricants ont délibérément réduit leur production, ce qui a entraîné une augmentation significative des prix.
L’exemple du SSD Kingston KC3000, un modèle populaire sur le marché depuis quatre ans et toujours considéré comme l’un des meilleurs SSD PCIe 4.0, illustre cette tendance. Son prix est passé de 1 500 couronnes tchèques (environ 58 euros) à près de 2 000 couronnes (environ 77 euros) en quelques mois, et n’est jamais revenu à son niveau initial.
Les mémoires DDR4 connaissent également une augmentation de prix, les fabricants privilégiant désormais la production de DDR5. Il avait été initialement prévu que Samsung, Micron et SK Hynix cessent la production de DDR4 d’ici la fin de l’année, mais cette échéance a été repoussée à 2026. En attendant, les ordinateurs pourraient être équipés de stocks existants ou de puces chinoises.