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Amnesty International appelle la FIFA et l’UEFA à suspendre l’association de football israélien

by Camille Renault

Publié le 30 septembre 2024 à 23h00. Amnesty International appelle la FIFA et l’UEFA à suspendre la Fédération israélienne de football (IFA) tant que celle-ci n’aura pas interdit la participation de clubs basés dans les colonies illégales en territoire palestinien occupé.

  • Amnesty International accuse Israël de « perpétrer un génocide » et estime que l’IFA viole les statuts de la FIFA en autorisant des clubs situés dans des colonies illégales à participer à ses compétitions.
  • L’UEFA a reporté ses tentatives d’interdiction d’Israël en raison des négociations de paix en cours impliquant le gouvernement américain.
  • Le Conseil de la FIFA doit se réunir le 2 octobre et devrait discuter des progrès d’une plainte déposée initialement en mars 2024 par la Palestine Football Association.

Amnesty International a adressé une lettre formelle à la FIFA et à l’UEFA, exigeant des sanctions contre la Fédération israélienne de football (IFA). L’organisation de défense des droits de l’homme estime que l’IFA enfreint les règles de la FIFA en permettant à des clubs basés dans des colonies illégales en Cisjordanie de participer aux compétitions nationales.

Cette demande intervient alors que la pression s’intensifie sur les instances dirigeantes du football mondial pour qu’elles prennent position sur la situation en Israël et dans les territoires palestiniens occupés. Selon Amnesty International, Israël « continue de perpétrer un génocide contre les Palestiniens de la bande de Gaza », avec plus de 800 athlètes, joueurs et responsables sportifs parmi les 65 000 personnes tuées, selon l’organisation.

La lettre d’Amnesty souligne que l’article 64.2 des statuts de la FIFA stipule que les associations membres et leurs clubs ne peuvent pas jouer sur le territoire d’une autre association membre sans son autorisation. L’organisation estime que cette règle s’applique clairement aux clubs situés dans les colonies de Cisjordanie.

L’UEFA avait initialement envisagé d’interdire à Israël de participer à ses compétitions, mais a reporté cette décision en raison des négociations de paix en cours impliquant le gouvernement américain. Cette volte-face a suscité des critiques et alimenté les spéculations sur l’influence politique exercée sur les instances du football.

La plainte initiale a été déposée auprès de la FIFA par la Palestine Football Association (PFA) et a été précédemment signalée dans une lettre de surveillance des droits de l’homme. Amnesty International accuse la FIFA de tergiverser depuis longtemps sur cette question.

Dans sa lettre, Amnesty International déclare :

« Alors que l’équipe nationale de football d’Israël se prépare pour les qualifications de la Coupe du monde contre la Norvège et l’Italie, Israël continue de perpétrer un génocide contre les Palestiniens de la bande de Gaza. Plus de 800 athlètes, joueurs et responsables sportifs font partie des 65 000 personnes qu’Israël a tuées. »

Agnès Callamard, secrétaire général d’Amnesty International

L’organisation ajoute :

« En même temps, Israël élargit brutalement ses établissements illégaux et légitime les avant-postes illégaux en Cisjordanie dans le cadre de son occupation illégale du territoire palestinien. Il n’est rien de moins que la honte que l’IFA permettait toujours aux clubs de ces établissements pour continuer à jouer dans ses ligues, après plusieurs graines pour plus d’une décennie. Il ne devrait pas y avoir de place dans le football, ni même dans un sport, pour des clubs basés sur des colonies illégales dans le territoire palestinien occupé. Le football n’est pas joué dans le vide. La FIFA et l’UEFA doivent accepter leurs responsabilités en vertu du droit international et cesser de laisser les équipes nationales israéliennes et les équipes du club participer au football international ou européen jusqu’à ce que l’IFA suspend tous les clubs des établissements illégaux. »

Agnès Callamard, secrétaire général d’Amnesty International

Le Conseil de la FIFA doit examiner cette question lors de sa prochaine réunion le 2 octobre, ce qui pourrait marquer un tournant dans la gestion de ce dossier sensible par les instances du football mondial. Plus d’informations sur le contexte de cette affaire.

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