Publié le 1er octobre 2025 à 08h00. Le fonds de pension néerlandais ABP a cédé ses parts dans le fabricant américain Caterpillar, en raison de l’utilisation de ses bulldozers par Israël dans les opérations de démolition en territoires palestiniens.
Le fonds de pension ABP a annoncé la vente de toutes ses actions dans le groupe Caterpillar, pour une valeur de 387 millions d’euros. Cette décision fait suite à des pressions exercées depuis plusieurs années sur l’entreprise, en raison de l’utilisation de ses bulldozers D9 par l’armée israélienne dans les territoires palestiniens.
ABP ne souhaite pas commenter les raisons précises de cette vente, se référant simplement à ses critères d’investissement en matière de durabilité. Un porte-parole a indiqué que Caterpillar ne figure plus dans la liste des entreprises dans lesquelles le fonds investit, publiée ce jour.
Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle politique de durabilité adoptée par ABP l’année dernière, qui privilégie les investissements « socialement responsables ». L’ONU avait mis en garde Caterpillar l’année précédente, soulignant qu’elle pourrait être tenue responsable de violations des droits de l’homme si elle continuait à fournir des équipements à Israël.
L’armée israélienne utilise les bulldozers Caterpillar pour des travaux de démolition et de construction de routes dans les territoires palestiniens. Ces engins sont souvent équipés de protections balistiques et de cages en acier pour se prémunir des attaques. Ils sont également utilisés pour ouvrir des voies d’accès et réparer des infrastructures.
Selon des sources, ces bulldozers ont contribué à la destruction de villes, de routes et de terres agricoles à Gaza et en Cisjordanie occupée.
Voir vidéo : l’impact des bulldozers dans les territoires palestiniens :
Le bulldozer D9 israélien : implacable, imparable
ABP n’est pas le seul investisseur à s’être désengagé de Caterpillar. Le Fonds souverain norvégien avait également annoncé le mois dernier la vente de ses parts, comme rapporté précédemment. La banque centrale norvégienne, responsable des investissements, a justifié cette décision par un « risque inacceptable que [Caterpillar] contribue à de graves violations des droits de l’homme en temps de guerre ou dans des situations de conflit ».
Au moment de la publication de cet article, Caterpillar n’avait pas réagi à la décision d’ABP.