Home Divertissement“C’était une véritable maison de l’horreur” : à Carcassonne, 30 chats, un chien, et 320 cadavres découverts dans 45m²

“C’était une véritable maison de l’horreur” : à Carcassonne, 30 chats, un chien, et 320 cadavres découverts dans 45m²

by Antoine Girard

Publié le 26 septembre 2023 à 18h30. Une scène macabre a été découverte dans un appartement de Carcassonne : 30 chats et un chien vivaient dans des conditions insalubres, entourés d’environ 300 cadavres félins. Une enquête est en cours et une plainte pour cruauté envers les animaux sera déposée.

  • 30 chats et un chien ont été secourus dans un appartement insalubre.
  • Environ 300 cadavres de chats ont été découverts, conservés dans des sacs et des boîtes.
  • Les associations de protection animale vont porter plainte pour actes de cruauté.

L’horreur a été révélée le jeudi 25 septembre dernier, lors d’une intervention dans un appartement situé avenue Franklin Roosevelt à Carcassonne. Des associations de protection animale, alertées par un signalement, ont découvert une situation d’une extrême gravité. « Nous sommes tous horrifiés », confie Jean, enquêteur bénévole de la fondation 30 Millions d’Amis, encore sous le choc de ce qu’il a vu.

Dans un logement de seulement 45 mètres carrés, une femme détenait 30 chats et un chien dans des conditions d’insalubrité extrême. Mais le plus glaçant restait à découvrir : des boîtes de rangement et des sacs de croquettes contenaient les restes de près de 300 chats. « Elle les conservait là-dedans, avec un peu de terre », témoigne Jean, visiblement ému.

Les associations, épaulées par la police nationale, la police municipale et un commissaire de justice, ont réussi à convaincre la propriétaire de leur céder les animaux encore vivants. Plusieurs d’entre eux présentent de graves problèmes de santé, notamment la leucose féline (une infection virale incurable) et la gale, une maladie de peau très contagieuse.

L’enquête a révélé que la femme recueillait des animaux errants, mais aussi qu’elle avait dérobé certains chats dans la rue ou les avait récupérés via des petites annonces, en se présentant comme une personne prête à leur offrir des soins. « Elle se rendait chez le vétérinaire en affirmant que l’animal était abandonné. S’il n’était pas identifié par puce électronique, elle le déclarait à son nom », explique Jean. Des classeurs méticuleusement tenus recensaient pour chaque animal son nom, son numéro d’identification, la date de sa récupération et, tragiquement, la date de son décès.

Le logement a été déclaré inhabitable. « L’odeur est insoutenable. Même la société de nettoyage spécialisée DHAS, habituée aux interventions après sinistres, affirme n’avoir jamais vu une telle situation », confie l’enquêteur. Le retrait des cadavres de chats est en cours, nécessitant l’intervention de services vétérinaires et d’un équarrisseur.

C’est une voisine qui a donné l’alerte, après avoir constaté des maltraitances sur le chien et suspecté la femme d’avoir dérobé son propre chat. « Pour l’instant, nous ne l’avons pas retrouvé, mais certains animaux se sont enfuis au moment du sauvetage. Depuis jeudi, nous essayons de les capturer », précise Jean.

Les associations de protection animale sont en train de finaliser le dépôt d’une plainte pour actes de cruauté envers les animaux, conformément à l’article 521-1 du Code pénal, qui prévoit une peine de deux ans d’emprisonnement et une amende pouvant aller jusqu’à 30 000 €. Elles espèrent qu’à l’issue de la procédure, la femme sera définitivement interdite de détenir des animaux. « Nous insistons beaucoup sur l’importance des signalements. Nous avons le pouvoir de retirer les animaux en danger et en souffrance », soulignent-elles.

« On n’a jamais vu ça. C’était une véritable maison de l’horreur », conclut Jean.

Jean Belaval tient à remercier ses confrères de la SCPA (Thibaut, Carole, Elisa, Nicolas, Julia, Isabelle, Michelle, Sylvette), ainsi que Nadine et Edwige de l’association Palachat, Marine, présidente de l’association le Félin Vagabond, Audrey, présidente de l’association des Chats oubliés du Carcassonnais et Sophie, présidente du Chat conquois, ainsi que David Heydrickx de la société DHAS.

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