Publié le 1er février 2017. Une exposition consacrée à Salvador Dali a été perquisitionnée par la police italienne à Parme, qui a saisi 21 œuvres suspectées d’être des faux, sur la base d’investigations menées par la Fondation Gala-Salvador Dali.
- La police italienne a confisqué 21 œuvres d’art attribuées à Salvador Dali lors d’une exposition à Parme.
- L’opération fait suite à des soupçons soulevés par la Fondation Gala-Salvador Dali, gardienne de l’héritage de l’artiste.
- Cette affaire intervient dans un contexte de lutte accrue contre la fraude artistique en Europe.
La police artistique italienne a mené une perquisition dans le cadre de l’exposition « Salvador Dali: entre l’art et la légende », qui avait rouvert ses portes à Parme le 27 septembre 2016 après une première présentation à Rome. Les autorités ont saisi 21 œuvres, estimant qu’elles pourraient être des contrefaçons.
Selon un communiqué de la police, l’intervention a été déclenchée par des « anomalies » relevées lors de l’exposition et par les doutes exprimés par la Fondation Gala-Salvador Dali, l’organisme chargé de préserver l’œuvre et la mémoire du peintre surréaliste espagnol. Les investigations préliminaires suggèrent que les œuvres incriminées ne sont pas authentiques, mais la police a précisé que l’innocence sera présumée jusqu’à une décision finale.
Cette affaire s’inscrit dans une offensive plus large des forces de l’ordre italiennes contre la fraude artistique. L’année dernière, la police italienne avait démantelé un vaste réseau européen de fabrication et de vente de faux tableaux attribués à des artistes de renom tels que Banksy, Pablo Picasso, Andy Warhol et, bien sûr, Salvador Dali.
L’exposition à Parme, qui présentait environ 80 œuvres, devait initialement se terminer le 1er février. Malgré la perquisition et la saisie des œuvres, les organisateurs ont affirmé que l’exposition se poursuivrait.
(Reuters, New Arab)