La décision controversée de l’assemblée générale du Comité International Paralympique (CIP) d’autoriser les athlètes russes et biélorusses à participer aux compétitions internationales, y compris les Jeux paralympiques d’hiver de Milan et Cortina d’Ampezzo en mars 2026, suscite de vives réactions et soulève des questions sur le rôle du sport face aux enjeux politiques.
Le CIP a adopté cette résolution malgré une forte opposition, mais sa mise en œuvre immédiate se heurte à des obstacles majeurs. En effet, les athlètes concernés doivent encore obtenir la levée des interdictions imposées par les fédérations sportives internationales qui régissent les six disciplines au programme des Jeux italiens. À ce stade, ces interdictions persistent.
Le CIP a fermement condamné cette décision, la qualifiant de « honteuse » et estimant qu’elle « discrédite le Comité International Paralympique ». Il a également lancé un appel aux comités nationaux paralympiques du monde entier pour qu’ils s’opposent à l’admission de ceux qui « portent atteinte au droit fondamental à la vie ».
Lors des championnats du monde de para-athlétisme à New Delhi, en Inde, le président du CIP, Andrew Parsons, a souligné que la décision avait été prise par plus de 200 membres de l’assemblée générale. « Les décisions prises par l’assemblée générale sont prises par plus de 200 membres. Ils ont pris la décision – mon travail est de mettre en œuvre cette décision », a-t-il déclaré.
Parsons a reconnu que sa position personnelle était différente, mais a insisté sur son rôle d’exécutant des décisions collectives. « Beaucoup connaissent ma position personnelle. Je ne pense pas qu’il soit utile d’en parler maintenant. Je travaille pour le CIP ; je dois suivre ce qui est décidé par les membres », a-t-il ajouté.
Interrogé sur les implications de cette décision, Parsons a estimé que le sport ne devait pas être le seul acteur à tenter de résoudre les problèmes politiques. « L’histoire le dira – je ne pense pas que nous soyons d’un côté ou de l’autre ; nous sommes des organisations sportives. Je ne pense pas qu’il soit juste que le monde du sport soit le seul à essayer de résoudre les problèmes politiques », a-t-il affirmé. « Je pense que les politiciens et les dirigeants mondiaux ont le pouvoir de faire en sorte que cela se produise, pas nous. Pas les administrateurs sportifs, pas les athlètes. »