Publié le 1er octobre 2025 à 20h48. L’éthologiste britannique Jane Goodall, figure emblématique de la primatologie et ardente défenseure de la nature, est décédée en Californie à l’âge de 91 ans. Son travail révolutionnaire sur les chimpanzés a transformé notre compréhension du monde animal et de nos propres origines.
- Jane Goodall est décédée le 1er octobre 2025 en Californie des suites de causes naturelles.
- Ses découvertes sur le comportement des chimpanzés, notamment l’utilisation d’outils et la complexité de leur vie sociale, ont bouleversé la science.
- Elle a consacré plus de 60 ans de sa vie à l’étude des chimpanzés, devenant une voix influente pour la conservation de la biodiversité.
Jane Goodall est née le 3 avril 1934 à Londres. Dès son enfance, elle a manifesté une fascination pour les animaux, une passion qui allait guider sa vie. En 1960, à l’âge de 26 ans, elle entreprend un voyage audacieux en Afrique, au parc national de Gombe en Tanzanie, avec pour mission d’étudier les chimpanzés dans leur habitat naturel. Ce qui devait être une mission de six mois s’est transformé en une vie dédiée à la compréhension de ces primates fascinants.
Les observations de Jane Goodall ont rapidement remis en question les idées reçues sur les chimpanzés. Elle a découvert qu’ils ne se contentaient pas d’une alimentation végétarienne, mais qu’ils chassaient et consommaient de la viande. Elle a également observé qu’ils fabriquaient et utilisaient des outils – des brindilles écorchées pour déterrer des termites – une capacité que l’on pensait réservée à l’homme. Elle a constaté qu’ils utilisaient des plantes à des fins médicinales, adoptaient des jeunes orphelins et transmettaient des connaissances d’une génération à l’autre, démontrant ainsi une culture complexe et des émotions similaires aux nôtres, comme l’amour, la jalousie et la colère.
En 1965, Jane Goodall obtient un doctorat en éthologie de l’Université de Cambridge, validant ainsi ses recherches novatrices. Elle a ensuite publié de nombreux ouvrages, dont Sur le chemin de l’homme (1971), considéré comme un classique de la littérature scientifique et un témoignage poignant de ses découvertes. Elle est l’auteure d’une vingtaine de livres et d’innombrables articles scientifiques, et a participé à la réalisation d’une vingtaine de productions audiovisuelles.
Tout au long de sa carrière, Jane Goodall a été honorée par de nombreuses distinctions, dont 45 doctorats honoris causa, le Prix Prince des Asturies pour la recherche scientifique en 2003, le titre de Dame Commandeur de l’Ordre de l’Empire britannique la même année et la médaille d’or de l’UNESCO en 2006. Elle a également été mariée à deux reprises : d’abord avec le photographe néerlandais Hugo van Lawick, dont elle a divorcé en 1974 après avoir eu un fils, Hugo Eric Louis (né en 1967), puis avec Derek BryceSson, décédé en 1980.
L’héritage de Jane Goodall dépasse largement le domaine scientifique. Elle a fondé le Jane Goodall Institute, une organisation internationale dédiée à la conservation des chimpanzés et de leur habitat, ainsi qu’à l’éducation et à l’autonomisation des communautés locales. Son engagement infatigable pour la protection de la planète et la promotion d’un avenir durable continue d’inspirer des millions de personnes à travers le monde.
À lire aussi
