Des manifestations ont eu lieu à Pékin après que le ministre de la Nouvelle-Zélande, Simon Power, a qualifié de « traître » un député chinois-né, selon des médias d’État chinois. Les protestataires ont dénoncé les commentaires lors d’un rassemblement près de l’ambassade de la Nouvelle-Zélande, le 31 juillet 2026.
Les tensions diplomatiques entre la Chine et la Nouvelle-Zélande ont atteint un pic le 31 juillet 2026, après que le ministre de la Justice du pays, Simon Power, ait qualifié de « traître » un député chinois-né lors d’un débat parlementaire. L’incident a déclenché des manifestations à Pékin, où des manifestants ont dénoncé les commentaires devant l’ambassade néo-zélandaise. Les autorités chinoises ont condamné les déclarations, soulignant que « l’honneur national ne peut être bafoué par des propos irresponsables ».
L’incident initial
Le ministre Simon Power a formulé son commentaire lors d’un débat sur l’immigration, en référence à un député du Parti communiste chinois, Lin Wei, qui a récemment critiqué les politiques d’immigration de la Nouvelle-Zélande. « Les citoyens chinois-nés qui choisissent de défendre les intérêts de leur pays d’origine, même s’ils résident à l’étranger, sont des traîtres », a-t-il déclaré, selon un compte rendu du Parlement néo-zélandais. Les déclarations ont été reprises par des médias d’État chinois, qui ont décrit le ministre comme « irresponsable ».
Le ministère chinois des Affaires étrangères a exprimé sa « profonde indignation » face aux propos, soulignant que « la Chine ne tolérera jamais les attaques contre ses citoyens ou ses intérêts ». Un communiqué a ajouté que l’ambassade de la Nouvelle-Zélande à Pékin avait été informée « des préoccupations du gouvernement chinois ».
Les réactions à Pékin
Le 31 juillet, des dizaines de manifestants ont défilé dans les rues de Pékin, brandissant des pancartes portant des messages tels que « Respectez nos citoyens » et « Pas de traîtres, seulement des patriotes ». Selon un rapport de l’agence de presse Xinhua, les participants ont été dispersés par la police après avoir bloqué une route principale. Aucun bilan officiel des arrestations n’a été publié, mais des témoins ont rapporté des retenues de plusieurs manifestants.
Des groupes d’activistes chinois ont organisé des pétitions en ligne, appelant à une « réparation diplomatique » et à des sanctions contre le ministre Power. Un utilisateur de Weibo, un réseau social chinois, a écrit : « Les citoyens chinois ont le droit d’exprimer leur loyauté envers leur pays, même s’ils vivent ailleurs. » Les commentaires ont été largement partagés, bien que l’administration chinoise ait restreint les discussions sur le sujet.
Réactions officielles et implications
Le gouvernement néo-zélandais a fait savoir qu’il « prenait au sérieux les préoccupations exprimées par la Chine », mais a refusé de s’excuser publiquement. Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré : « Les déclarations du ministre visent à clarifier les positions du gouvernement sur l’immigration, pas à offenser des individus. »
Les analystes politiques chinois ont souligné que l’incident pourrait affecter les relations commerciales entre les deux pays. « La Chine a déjà exprimé des inquiétudes concernant les politiques d’immigration néo-zélandaises, et ces déclarations renforcent ces préoccupations », a déclaré un expert à l’Institut des relations internationales de Pékin. Des diplomates chinois ont également rappelé que la Nouvelle-Zélande avait récemment accéléré ses échanges commerciaux avec des pays occidentaux, ce qui pourrait exacerber les tensions.
Ce qui reste inconnu
Le gouvernement chinois n’a pas précisé si des mesures diplomatiques supplémentaires seraient prises contre la Nouvelle-Zélande. De plus, il n’est pas clair si le ministre Power a rétracté ses déclarations. Selon une source proche du gouvernement néo-zélandais, « les discussions sont en cours, mais aucune décision n’a été prise ». Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer l’impact de l’incident sur les relations bilatérales.
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