Home NouvellesMarco Rubio a demandé le “déploiement rapide” de la nouvelle mission internationale contre les gangs en Haïti

Marco Rubio a demandé le “déploiement rapide” de la nouvelle mission internationale contre les gangs en Haïti

by Nicolas Lefèvre

Publié le 2025-10-02 00:16:00. Le Conseil de sécurité de l’ONU a donné son feu vert au déploiement d’une nouvelle force multinationale en Haïti pour lutter contre les gangs armés qui déstabilisent le pays, une initiative saluée par les États-Unis qui appellent à une mobilisation internationale rapide.

  • Le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé le déploiement d’une Force de suppression des gangs (GSF) en Haïti.
  • Les États-Unis se sont engagés à collaborer avec les partenaires internationaux pour soutenir la stabilité et la gouvernance démocratique en Haïti.
  • Cette nouvelle force remplacera la Mission de soutien à la sécurité multinationale (MSS) dirigée par le Kenya, qui a rencontré des difficultés.

Les États-Unis ont réaffirmé leur engagement à soutenir Haïti face à la crise sécuritaire qui ravage le pays, appelant d’autres nations à se joindre à l’effort international. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a souligné la nécessité d’un déploiement rapide de la nouvelle mission, la Force de suppression des gangs (GSF), approuvée mardi par le Conseil de sécurité de l’ONU.

« Les États-Unis maintiennent leur engagement à collaborer avec les parties internationales intéressées pour soutenir la voie de l’Haïti vers la paix, la stabilité et la gouvernance démocratique. Nous appelons toutes les nations à nous rejoindre dans cet effort crucial », a déclaré Rubio.

La résolution du Conseil de sécurité, promue par Washington, autorise le déploiement de la GSF en Haïti pour succéder à la Mission de soutien à la sécurité multinationale (MSS), menée par le Kenya depuis l’année dernière. Cette mission précédente, prévue pour atteindre 2 500 membres, n’a jamais dépassé les 1 000 soldats, en raison d’un manque de ressources et de financement.

La GSF, qui bénéficie du soutien du gouvernement haïtien, pourra compter sur un maximum de 5 500 policiers ou militaires, assistés par 50 civils, pour une durée initiale de 12 mois. Le financement de cette force reposera sur les contributions volontaires des États participants.

Washington espère ainsi relancer la présence internationale en Haïti après les résultats mitigés de la mission kényane et renforcer l’aide à un pays plongé dans une spirale de violence, où des groupes criminels contrôlent une grande partie de la capitale, Port-Prince. Selon la résolution, à laquelle l’agence EFE a eu accès, la GSF pourra mener des opérations de manière indépendante ou en collaboration avec la Police nationale d’Haïti (PNH) afin de neutraliser, isoler et dissuader les groupes armés qui ont accru leur influence depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021.

La nouvelle force fonctionnera en étroite collaboration avec le Bureau de soutien des Nations Unies en Haïti (UNSEH) et disposera, selon le chef de la diplomatie américaine, « des ressources nécessaires pour lutter contre les gangs ».

(Avec des informations EFE)

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