Publié le 2 octobre 2025 à 20h43. L’équipe d’Angleterre de cricket féminin aborde sa première rencontre de la Coupe du Monde contre l’Afrique du Sud à Guwahati avec un regain de motivation, insufflé par son nouvel entraîneur, Charlotte Edwards, qui rappelle l’esprit de sacrifice des débuts du cricket féminin.
- Charlotte Edwards, nouvelle sélectionneuse de l’équipe d’Angleterre, insiste sur l’importance de l’engagement, au-delà des enjeux financiers.
- L’équipe, après une période de critiques suite à une contre-performance aux Ashes, cherche à retrouver ses repères et à afficher une nouvelle culture de responsabilité.
- La capitaine Nat Sciver-Bunt semble en pleine forme, ce qui offre à l’Angleterre une flexibilité tactique pour son match d’ouverture.
À la veille de son entrée en lice dans la Coupe du Monde de cricket féminin, l’équipe d’Angleterre se souvient de ses racines. Charlotte Edwards, nommée sélectionneuse en avril dernier, a partagé avec ses joueuses ses propres souvenirs d’une époque où le cricket féminin était une affaire de passion, et non de professionnalisme. Elle a évoqué les modestes moyens de l’équipe lors de la Coupe du Monde 1997 en Inde, où seulement trois personnes assuraient le soutien logistique, contre une quinzaine aujourd’hui.
« Peu importe que vous jouiez pour 14 millions de dollars (environ 10,3 millions de livres sterling, le montant total du tournoi) ou pour rien, cela signifie exactement la même chose en portant les trois lions », a déclaré Edwards, soulignant l’importance de l’honneur de représenter son pays. Cette anecdote vise à remotiver une équipe qui a été pointée du doigt après une défaite cuisante aux Ashes en janvier dernier, certains lui reprochant d’avoir perdu le contact avec la réalité suite à une augmentation significative des salaires en 2024.
Edwards souhaite également marquer une rupture avec le passé récent. Son prédécesseur, Jon Lewis, avait supervisé plusieurs échecs internationaux, notamment une élimination précoce lors de la Coupe du Monde T20 en octobre dernier. La nouvelle sélectionneuse met l’accent sur l’amélioration de la condition physique et le développement d’une culture de responsabilité au sein de l’équipe. « Avec ce groupe, nous avons créé un environnement où chacun prend ses responsabilités », a-t-elle affirmé. « Nous avons une vision claire de la manière dont nous voulons jouer, et j’espère que cette clarté aidera l’équipe à gérer la pression. »
L’état de forme de Heather Knight, la capitaine, est une source de soulagement pour l’équipe. Blessée aux ischio-jambiers en mai dernier, elle a suivi un programme intensif, incluant des séances en chambre hyperbare, pour être prête pour ce tournoi. Edwards s’est réjouie de pouvoir compter sur son expérience : « Les deux dernières semaines ont été cruciales pour Heather. C’est formidable de la voir de retour à son poste numéro 3, car son expérience est précieuse sur le terrain. »
La sélection du onze de départ sera facilitée par la capacité de Nat Sciver-Bunt à effectuer ses dix overs complets, permettant à l’Angleterre de titulariser sept joueuses capables de frapper. Alice Capsey et Emma Lamb, qui ont toutes deux brillé lors du match de préparation contre l’Australie (88 sans être sortie et 60 respectivement), pourraient se disputer une place. La victoire de l’Angleterre contre les championnes en titre, par quatre guichets, a renforcé la confiance de l’équipe avant son entrée en lice contre l’Afrique du Sud. Tammy Beaumont, l’ouverture anglaise, a exprimé sa confiance dans la capacité de son équipe à battre n’importe quel adversaire.
La présence de Sarah Glenn, qui a pris cinq guichets lors du match contre l’Australie, pose un dilemme de sélection. Compte tenu des conditions de jeu à Guwahati, l’Angleterre devrait aligner trois lanceuses, mais il reste à déterminer si Glenn pourra supplanter l’un des trois titulaires habituels : Sophie Ecclestone, Linsey Smith et Charlie Dean.
Edwards reste prudente quant à sa composition d’équipe. « Nous devons être capables de nous adapter tout au long du tournoi », a-t-elle conclu. « Tout le monde sera prêt à jouer vendredi. »
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