Publié le 3 octobre 2025 à 12h32. Face aux incertitudes économiques et aux mutations technologiques, un analyste financier propose une stratégie d’investissement axée sur les actifs tangibles, les technologies émergentes et une diversification audacieuse.
- L’or, l’argent et le bitcoin sont présentés comme des remparts contre la dévaluation monétaire.
- L’allocation d’actifs proposée privilégie les métaux précieux, les actions des entreprises technologiques de premier plan, et les actifs immobiliers générant des revenus.
- L’auteur met en garde contre les obligations à long terme, considérées comme des « certificats de confiscation » en période d’inflation.
Un lecteur inquiet, confronté à la menace de l’automatisation de son emploi, a sollicité l’avis de Charlie Garcia, fondateur de R360, une organisation dédiée aux familles fortunées. Il cherchait des conseils pour protéger son patrimoine et faire face aux bouleversements du marché du travail.
M. Garcia souligne que les périodes de changements technologiques sont souvent sources d’anxiété, en particulier chez les hommes qui se sentent responsables de la sécurité financière de leur famille. Il rappelle l’histoire des Luddites, qui avaient détruit des machines textiles au XIXe siècle, et insiste sur l’importance de s’adapter plutôt que de résister au progrès.
Il critique la stratégie « All Weather » de Ray Dalio, estimant que sa forte proportion d’obligations (environ 55 %) est un handicap en période d’inflation. Il propose une allocation d’actifs plus agressive, axée sur les actifs tangibles et les opportunités offertes par les nouvelles technologies.
Concrètement, M. Garcia recommande de répartir son portefeuille comme suit : 10 % en fonds immobiliers à court terme, 10 % en or et argent physique, 10 % en actions de sociétés minières aurifères et argentifères (GDX et SILJ), 30 % dans les actions des « Magnificent Seven » (Apple, Microsoft, Alphabet, Amazon, NVIDIA, Meta et Tesla), 10 % en bitcoin (BTCUSD), 20 % en immobilier générant des revenus (bâtiments médicaux, logements étudiants) et 10 % en infrastructure de stablecoins (Circle Internet Group et Coinbase Global).
Il conseille d’éviter les obligations à long terme, les actions bancaires et tout actif susceptible d’être « réutilisé » par le gouvernement en cas de crise. Il insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas de conseils financiers personnalisés, mais plutôt du point de vue d’un observateur attentif de l’évolution économique.
M. Garcia conclut en soulignant que la meilleure protection pour une famille nombreuse est de diversifier ses compétences et de préparer ses enfants à un avenir incertain. Il suggère qu’un membre de la famille se forme aux métiers manuels (plomberie, électricité, etc.), tandis qu’un autre se spécialise dans les humanités, pour témoigner des événements à venir.
Dans une réponse à un lecteur sceptique, M. Garcia défend son analyse et propose un pari : s’il a tort, il invitera son contradicteur à boire une bouteille de Pappy Van Winkle en 2031. Il réaffirme son optimisme prudent et son conviction que l’histoire se répète, avec de nouveaux acteurs commettant les mêmes erreurs.
Charlie Garcia est fondateur et associé directeur de R360. Il détient des participations dans l’or, l’argent, le bitcoin, ainsi que dans les actions et les fonds négociés en bourse mentionnés dans cet article.
(À suivre) Dow Jones newswires
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