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Le trifecta de l’inflation: métaux, fiat et carburant

L’inflation pourrait bien persister plus longtemps que prévu, malgré les espoirs d’un assouplissement monétaire. Une analyse récente met en lumière un « trifecta » inflationniste basé sur l’évolution des prix des actifs, complété par un facteur aggravant :…

Le trifecta de l’inflation: métaux, fiat et carburant

L’inflation pourrait bien persister plus longtemps que prévu, malgré les espoirs d’un assouplissement monétaire. Une analyse récente met en lumière un « trifecta » inflationniste basé sur l’évolution des prix des actifs, complété par un facteur aggravant : le pétrole.

Les économistes identifient généralement trois moteurs principaux de l’inflation : l’inflation par la demande (due à une économie en croissance et à une forte consommation), l’inflation par les coûts (liée à la hausse des prix de l’énergie, des matières premières et des salaires) et l’inflation intégrée, un cercle vicieux où les augmentations de salaires entraînent des hausses de prix, qui à leur tour alimentent de nouvelles demandes salariales. Cependant, un observateur du marché financier propose une approche différente, axée sur les signaux émis par les marchés des matières premières.

Selon cette analyse, la dépréciation du dollar américain – qui a perdu environ 10 % de sa valeur en 2025 – est un facteur clé. Cette baisse tend à stimuler l’inflation importée et à faire grimper les prix des actifs libellés en dollars, notamment les matières premières et les métaux précieux. L’or, qui a atteint de nouveaux sommets, et la faiblesse du dollar confirment cette tendance. Par ailleurs, l’argent a surpassé l’or en termes de performance, ce qui renforce les anticipations inflationnistes.

Un autre indicateur scruté est le sucre. En septembre 2025, les prix du sucre ont chuté de près de 17 % sur un an, ce qui ne confirme pas, à ce stade, le signal inflationniste. Toutefois, la volatilité du sucre, sensible aux aléas climatiques, laisse entrevoir une possible inversion de tendance à l’avenir.

Bien que ne faisant pas partie des trois indicateurs principaux, le pétrole joue un rôle de catalyseur. Il amplifie l’inflation par les coûts et renforce la pression sur le dollar et les matières premières. La simple menace de chocs pétroliers contribue à maintenir une prime d’inflation sur les marchés. Si le prix du baril de pétrole se maintient au-dessus de 90 à 100 $ (environ 83 à 93 €), les craintes inflationnistes pourraient se raviver.

« Avec deux de mes trois indicateurs signalant une pression inflationniste, et le pétrole agissant comme un quatrième facteur amplificateur, les risques d’inflation restent élevés, même en l’absence de confirmation du sucre », souligne l’analyste. Si le sucre rejoignait la hausse du pétrole, le marché devrait se préparer à une période d’inflation multi-factorielle et persistante, remettant en question les perspectives d’un assouplissement de la politique monétaire.

En ce qui concerne les marchés boursiers, le S&P 500 a atteint un plus bas de 654,41, avec un support à court terme à 664. Le Russell 2000 s’est établi à 237,50 la semaine dernière. Le Dow Jones a atteint 457,50, avec un support à court terme à 462. Le NASDAQ a atteint 588,50, avec un support quasi immédiat à 663. Les banques régionales (KRE) nécessitent une surveillance particulière. Les semi-conducteurs (SMH) affichent un support à 322, tandis que le secteur des transports (IYT) présente un support important à 70, avec un niveau intéressant à 73. La biotechnologie (IBB) bénéficie d’un soutien à 143, et le secteur de la vente au détail (XRT) rencontre une résistance à 87, avec un support à 84. Enfin, le Bitcoin (BTCUSD) semble revenir dans une phase haussière non confirmée, avec un support à 113 800.

À titre informatif uniquement, et ne constitue pas un conseil financier.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.