Home AffairesVoici comment Faure Gnassingbé hypothèque l’avenir de la jeunesse en contractant des prêts sur 40 à 50 ans pour ne rien faire de concret…

Voici comment Faure Gnassingbé hypothèque l’avenir de la jeunesse en contractant des prêts sur 40 à 50 ans pour ne rien faire de concret…

by Amélie Bernard

Publié le 2025-10-04 22:21:00. Le Togo s’endette à un rythme alarmant, avec des échéances de remboursement s’étendant jusqu’en 2075, laissant aux générations futures le fardeau de dépenses publiques jugées improductives et manquant de transparence. Une analyse citoyenne dénonce un système opaque et un détournement des fonds publics.

  • Le taux d’endettement du Togo a atteint 72% du PIB, avec plus de 61,5% des recettes fiscales consacrées au service de la dette.
  • Aucun contrôle indépendant n’est exercé sur l’opportunité et l’efficacité des projets financés par des prêts concessionnels, ni sur l’utilisation des fonds.
  • Des emprunts massifs sont contractés pour des besoins primaires et des modernisations administratives, sans générer de retombées économiques significatives.

La situation financière du Togo suscite de vives inquiétudes. Selon une analyse de l’ACGFiP (Analyse Citoyenne de la Gestion des Finances Publiques), le pays s’est engagé dans une spirale d’endettement dont les conséquences pourraient être désastreuses pour les générations futures. Des projets financés par des prêts concessionnels, auprès d’institutions telles que la Banque mondiale, le FMI, la BAD, la BOAD, le PNUD, l’OMS, l’UNICEF, la BID, l’AFD (France), l’UE, la GIZ, la Chine, le Japon, la Turquie, le Canada, les USA et le Brésil, ont des échéances de remboursement qui s’étendent jusqu’en 2075.

L’ACGFiP dénonce l’absence de projets à forte valeur ajoutée dans cette liste de projets. Aucun laboratoire de recherche, usine de transformation des matières premières, constructeur automobile ou école d’ingénieurs ne figure parmi ces investissements, qui se chiffrent pourtant en centaines de milliards de francs CFA. Au lieu de cela, les fonds sont alloués à des besoins primaires et à la modernisation de l’administration publique, des secteurs où, selon l’analyse, des détournements de fonds sont fréquents.

Le manque de transparence est également pointé du doigt. L’ACGFiP souligne qu’aucune institution togolaise – Commission parlementaire, Cour des comptes, Inspection Générale des Finances (IGF), Haute Autorité pour la Lutte contre la Corruption (HAPLUCIA), etc. – ne contrôle l’opportunité et l’efficacité de ces projets, ni la bonne utilisation des fonds. En soixante ans, aucun rapport national sur le contrôle des projets de développement financés par des prêts souverains n’a été rendu public.

La situation actuelle est alarmante : le taux d’endettement du Togo a atteint 72% de son Produit Intérieur Brut (PIB). Plus de 61,5% des recettes fiscales annuelles sont désormais consacrées au service de la dette, ce qui limite considérablement les ressources disponibles pour financer les services publics essentiels. Entre mars et juin 2025, la dette publique a augmenté de 44 milliards de francs CFA. L’ACGFiP déplore l’absence d’efforts de rationalisation de la part du gouvernement en place, qualifiant la situation de “catastrophe financière”.

L’ACGFiP appelle à une mobilisation générale des forces patriotiques pour enquêter sur ces “éléphants blancs” hérités des régimes Gnassingbé père et fils. Elle insiste sur la nécessité de rendre des comptes au peuple togolais et d’assumer les conséquences de ces choix budgétaires.

« Trop c’est trop ! »

ACGFiP

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