Publié le 5 octobre 2025 à 21h46. Des centaines de milliers de personnes ont manifesté ce samedi en Europe, notamment en Italie, en Espagne, en Irlande et en France, pour dénoncer le conflit à Gaza et réclamer la libération des militants pro-palestiniens arrêtés après l’interception d’une flottille humanitaire par Israël.
- Environ 250 000 manifestants se sont rassemblés à Rome, selon les autorités italiennes.
- Des rassemblements importants ont également eu lieu à Barcelone (70 000 personnes), Dublin, Madrid (92 000 personnes) et Paris (10 000 personnes).
- L’Irlande et l’Espagne sont parmi les pays européens les plus critiques envers l’offensive israélienne à Gaza.
Une vague de protestations a déferlé sur plusieurs capitales européennes ce samedi, témoignant d’une forte mobilisation en faveur de la population palestinienne et d’une condamnation de la guerre à Gaza. Les manifestants ont exprimé leur solidarité avec les Palestiniens et exigé un cessez-le-feu immédiat.
À Rome, les organisateurs ont affirmé avoir rassemblé un million de personnes, un chiffre contesté par la préfecture de police qui en a comptabilisé 250 000. Les manifestants ont scandé des slogans tels que « Nous sommes tous des Palestiniens », « Free Palestine » et « Alto Al Genocide ». La manifestation a duré quatre jours consécutifs, suite à l’interception en début de semaine d’une flottille de 45 navires tentant de livrer de l’aide humanitaire à Gaza.
En Espagne, des manifestations pacifiques ont eu lieu à Barcelone et Madrid. À Barcelone, les participants ont brandi des drapeaux palestiniens et chanté des slogans tels que « Boicot à Israël ! » et « Palestine libre ! ». Marta Carranza, une retraitée de 65 ans, a déclaré à l’AFP :
« La politique d’Israël n’est pas correcte depuis de nombreuses années et nous devons nous exprimer. »
À Madrid, environ 92 000 personnes ont défilé, selon les autorités. Marcos Pagadizabal, un étudiant de 19 ans, a souligné :
« C’est à nous, qui ne sommes pas en danger de mort, de nous battre pour ceux qui souffrent vraiment. »
L’Irlande et l’Espagne, qui ont régulièrement exprimé leurs préoccupations concernant l’offensive militaire israélienne à Gaza, lancée en réponse aux attaques du Hamas le 7 octobre 2023, ont été le théâtre de manifestations particulièrement importantes. Les orateurs en Irlande ont appelé à des sanctions contre Israël et à l’inclusion des Palestiniens dans tout plan de reconstruction.
À Dublin, les manifestants ont commémoré ce qu’ils ont décrit comme « deux ans de génocide » à Gaza. John-Paul Murphy, un médecin de 37 ans, a déclaré :
« Tout plan qui se déroule sans la participation des dirigeants ou des personnes touchées doit être remis en question. »
À Paris, environ 10 000 personnes se sont réunies. Helene Coron, porte-parole du contingent français de Global Sumud, a déclaré à la foule :
« Nous ne nous arrêterons jamais ! »
Les navires de la Flotilla pour Gaza ont été interceptés par Israël après avoir quitté Barcelone début septembre. Selon le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, une cinquantaine d’Espagnols font partie des membres de la flottille actuellement détenus en Israël.
Par ailleurs, au Royaume-Uni, la police a annoncé avoir procédé à au moins 355 arrestations lors d’une manifestation à Londres en soutien au groupe Palestine Action, proscrit par le gouvernement britannique. Le Premier ministre Keir Starmer a demandé l’annulation des manifestations prévues ce week-end, suite à une attaque meurtrière contre une synagogue survenue jeudi.