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Santé mentale, le directeur Francesco Risso nous invite à en parler à vaincre les préjugés

Publié le 15 juin 2025 14:09:00. À l'occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, un regard sur les initiatives locales de Boves (Piémont) qui favorisent la réinsertion des personnes souffrant de troubles psychiques, et un constat…

Santé mentale, le directeur Francesco Risso nous invite à en parler à vaincre les préjugés

Publié le 15 juin 2025 14:09:00. À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, un regard sur les initiatives locales de Boves (Piémont) qui favorisent la réinsertion des personnes souffrant de troubles psychiques, et un constat alarmant de l’augmentation des problèmes de santé mentale chez les adolescents.

  • La Journée mondiale de la santé mentale est célébrée le 10 octobre, avec un focus sur la sensibilisation et l’accès aux soins.
  • Deux communautés psychiatriques de réhabilitation à Boves fêtent leurs 10 ans d’existence, offrant un accompagnement personnalisé aux adultes atteints de troubles mentaux.
  • L’importance de l’insertion professionnelle est soulignée comme un facteur clé de la réintégration sociale des patients.

Les communautés psychiatriques de réhabilitation « Ischiator » et « Corborant », situées à Boves dans la région des Maritimes, célèbrent cette année leur dixième anniversaire. Ces structures, intégrées au réseau de santé ATA Ltreteram, offrent un accompagnement complet aux adultes souffrant de troubles mentaux complexes, grâce à une équipe pluridisciplinaire composée de médecins généralistes, d’infirmières, d’éducateurs et d’auxiliaires de vie sociale. Le Dr. Francesco Risso, directeur du Département de la santé mentale de l’ASL S. Croce et ASL CN1, souligne l’importance de ces dispositifs.

Ces communautés accueillent une vingtaine de patients en parcours de réhabilitation, dans des structures résidentielles publiques gérées directement par l’ASL. L’objectif est de favoriser leur réintégration sociale, en les accompagnant vers une autonomie retrouvée. Ce cheminement passe notamment par l’implication active de la communauté locale de Boves, comme l’illustre le projet de réinsertion professionnelle coordonné avec S. Carlo et les écoles de la commune.

Un projet qui porte ses fruits, selon les acteurs locaux. Les centres ont su mobiliser les ressources offertes par la municipalité et les habitants de Boves. La réinsertion professionnelle, par exemple, s’est concrétisée par des stages et des emplois dans des commerces de proximité, des entreprises de nettoyage et des laveries.

L’insertion professionnelle : un objectif primordial

L’insertion professionnelle est considérée comme un élément essentiel du processus de guérison. Les patients suivent un parcours thérapeutique intensif de deux ans, avant de passer dans des logements supervisés, où ils bénéficient d’un accompagnement moins poussé. Enfin, ceux qui ont réussi à retrouver une autonomie suffisante peuvent retourner chez eux, avec un suivi à domicile.

« Dans la communauté, on entre pour en sortir. Le thérapeutique est le point de soins le plus élevé, avec une insertion de deux ans. Lorsque vous atteignez une juste autonomie, vous passez au groupe de logements avec des soins moins intensifs : les clients sont seuls la nuit, mais les opérateurs vont tous les jours. À la fin du voyage, celui qui réussit revient chez lui, suivi des assistants à domicile. »

Dr. Francesco Risso, directeur du Département de la santé mentale Intert Company d’Aso S. Croce et ASL CN1

Parallèlement, une inquiétude grandit face à l’augmentation des troubles mentaux chez les adolescents. Comme le souligne un article récent, l’urgence des problèmes psychiatriques chez les jeunes est de plus en plus criante. Antonio Ferrero, auteur de l’article, met en lumière la nécessité d’un diagnostic précoce et d’un accès facilité aux soins.

La sensibilisation du public est également cruciale pour lutter contre les préjugés et la stigmatisation. De nombreuses personnalités publiques ont récemment témoigné de leurs propres difficultés en matière de santé mentale, et des références à des médicaments psychotropes apparaissent même dans les paroles de chansons populaires, comme le souligne l’article. Les troubles mentaux se manifestent de plus en plus tôt, dès l’âge de 12 ou 13 ans.

Il est donc essentiel d’en parler ouvertement, en famille, à l’école et dans la communauté. Comme l’explique le Dr. Risso, les jeunes d’aujourd’hui sont plus enclins à parler de leurs problèmes que les générations précédentes.

En conclusion, la santé mentale est une question qui concerne tous les âges et tous les milieux sociaux. Il est impératif d’investir davantage dans les ressources et les infrastructures dédiées à la prévention, au diagnostic et au traitement des troubles psychiques, et de promouvoir une culture de l’écoute et de la compréhension.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.