Le marché boursier américain affiche une dynamique positive pour la cinquième mois consécutif, mais des signaux d’alerte concernant les valorisations commencent à se multiplier. Malgré un optimisme persistant, notamment en comparaison avec les années 1990, les experts soulignent une surévaluation du S&P 500 par rapport à ses concurrents mondiaux.
En septembre, l’indice S&P 500 a enregistré une hausse de 3,53 %, marquant ainsi son cinquième mois de gains consécutifs. Historiquement, une telle séquence n’a été observée que cinq fois depuis 2009, avec une probabilité d’environ 50 % de voir cette tendance se poursuivre le mois suivant. Cependant, la saisonnalité d’octobre est traditionnellement moins favorable, ce qui ajoute une incertitude.
Certains analystes établissent des parallèles avec le marché haussier des années 1990, notant des similitudes mais aussi des différences significatives en termes de contexte macroéconomique, de valorisations, de taux d’intérêt, de bénéfices des entreprises et de cycles technologiques. Ces éléments méritent une attention particulière pour évaluer le potentiel futur du marché.
Les valorisations constituent un point de vigilance. Le ratio cours/bénéfices (P/E) combiné, qui prend en compte différentes méthodes de calcul, a atteint son troisième niveau le plus élevé depuis la bulle internet (DOT-COM) et le pic de 2021 lié aux mesures de relance économique (STIMMY Bubble). Une analyse plus nuancée révèle que les valorisations semblent plus raisonnables une fois exclues les sept plus grandes entreprises technologiques américaines (MAG7). Néanmoins, le S&P 500, même sans ces poids lourds, reste surévalué par rapport aux marchés mondiaux.
Par ailleurs, on observe une multiplication de fortes hausses boursières à l’échelle mondiale, ce qui suggère un élargissement des opportunités au-delà des secteurs les plus populaires. Cette dynamique pourrait indiquer que les bénéfices de la reprise économique se diffusent progressivement à un plus grand nombre d’entreprises et de régions.