Une décennie après 2016, les ménages néo-zélandais font face à une explosion du coût de la vie qui touche particulièrement les produits de première nécessité. Une récente analyse bancaire montre que les prix de l’alimentation, des transports et des services de base ont largement dépassé l’inflation globale, laissant près de la moitié de la population avec le sentiment d’avoir reculé financièrement.
Le fossé entre l’évolution des salaires et la réalité des dépenses quotidiennes mine le moral des consommateurs en Nouvelle-Zélande. Alors que la rémunération horaire moyenne a globalement suivi l’inflation au cours des dix dernières années, l’augmentation fulgurante des produits incontournables bouleverse le budget des familles.
L’envolée spectaculaire des produits alimentaires de base
Le panier d’achat des supermarchés illustre à lui seul la pression financière subie par les foyers. Le beurre et le pain blanc figurent parmi les articles dont les tarifs ont plus que doublé depuis 2016.
La hausse frappe également d’autres denrées incontournables :
Dans le même temps, les amateurs de cuisine et de repas rapides constatent la même tendance.
Transports, énergie et services publics sous tension
Au-delà de l’alimentation, les dépenses contraintes liées au logement, aux taxes locales et aux déplacements plombent durablement les finances domestiques.
Sarah Hearn, directrice générale des produits, de la durabilité et du marketing chez Westpac NZ, souligne que cette concentration des dépenses sur les nécessités empêche les ménages de profiter des rares secteurs restés stables.
« Les salaires horaires moyens ont plus ou moins suivi l’inflation depuis 2016 », a déclaré Sarah Hearn selon 1News.
Elle observe par ailleurs que les dépenses dites de confort, telles que l’ameublement, les communications et les abonnements télévisés, n’ont enregistré que de faibles hausses. Cependant, l’explosion des factures incontournables ne laisse plus assez de liquidités pour ces extras.
Un sentiment général de précarité malgré des salaires stables
L’étude précise que les femmes, les personnes âgées de 50 à 64 ans ainsi que les individus vivant seuls manifestent un sentiment de vulnérabilité financière nettement plus prononcé. Face à cette incertitude persistante, Sarah Hearn conseille d’examiner rigoureusement ses flux financiers et d’établir un budget précis pour reprendre le contrôle de sa situation.
« L’incertitude financière peut peser lourdement avec le temps. S’asseoir en famille et discuter de vos priorités en matière d’épargne et de dépenses pourrait vous aider à reprendre le contrôle de vos finances », a indiqué Sarah Hearn selon 1News.