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Les États-Unis réitère la fin du TPS: “Le Venezuela ne répond plus aux exigences”

by Nicolas Lefèvre

Publié le 7 octobre 2025 à 14h07. La Cour suprême des États-Unis a donné son feu vert à l’administration Trump pour mettre fin au Statut de protection temporaire (TPS) accordé à environ 300 000 Vénézuéliens, une décision qui pourrait entraîner leur expulsion vers un pays en proie à une crise profonde.

  • Le Statut de protection temporaire (TPS) pour les Vénézuéliens, accordé en 2023, sera considéré comme « contraire à l’intérêt national » et ne sera pas renouvelé.
  • Le TPS de 2021 prendra fin le 7 novembre 2025, à 23h59.
  • La Cour suprême a approuvé la décision de l’administration Trump, malgré l’opposition des juges progressistes.

Le United States Citizenship and Immigration Service (USCIS) a confirmé lundi 6 octobre que le Venezuela ne répond plus aux critères requis pour bénéficier du Statut de protection temporaire (TPS). Cette décision fait suite à un examen des conditions sur place et à des consultations avec les agences gouvernementales concernées, selon un avis publié sur le site web de l’USCIS.

La secrétaire à la sécurité intérieure, Kristi Noem, a pris la décision de mettre fin au TPS, estimant que le programme avait été « politiquement maltraité » et que le Venezuela devait prendre en charge sa propre reconstruction.

Les bénéficiaires du TPS qui ont reçu leur autorisation de travail avant le 5 février 2025, avec une date d’expiration au 2 octobre 2026, pourront continuer à travailler jusqu’à cette date. Cependant, après cette période, les permis ne seront plus renouvelés et aucune nouvelle demande ne sera acceptée, laissant des milliers de migrants dans une situation précaire.

La décision de la Cour suprême, rendue vendredi 3 octobre, a été prise malgré la dissidence des trois juges progressistes. Elle intervient après des années de bataille juridique autour du statut des Vénézuéliens aux États-Unis.

Les organisations de défense des droits de l’homme et les associations de défense des migrants ont exprimé leur inquiétude face à cette décision, avertissant qu’elle expose des milliers de familles à la déportation vers un pays confronté à une grave crise politique, sociale et économique.

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