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48 heures Strike Sjorders ILS et Matrans arrête le port de Rotterdam

by Amélie Bernard

Publié le 7 octobre 2023 à 18h00. Une grève des manutentionnaires portuaires à Rotterdam perturbe le trafic maritime, déjà fragilisé par les récentes tempêtes, en raison d’un désaccord salarial avec leurs employeurs.

  • Les employés de Sjorbedrijven International Washing Service (ILS) et de Matrans Marine Services observent un mouvement de grève à partir de ce mercredi après-midi.
  • Le syndicat FNV réclame une augmentation de salaire de 7 % ainsi qu’une revalorisation des primes de travail en équipe.
  • La grève affecte principalement les terminaux à conteneurs et pourrait paralyser l’ensemble du port de Rotterdam.

Les manutentionnaires portuaires des sociétés ILS et Matrans Marine Services ont entamé un mouvement de grève ce mercredi 8 octobre à 15h15, qui doit se poursuivre jusqu’à vendredi 10 octobre à 3h15. Cette action, initiée par le syndicat FNV, fait suite à l’échec des négociations avec les employeurs concernant un nouvel accord collectif.

Selon Niek Stam, directeur du FNV, le timing de cette grève est particulièrement critique. « En raison de la tempête de la semaine dernière, de nombreux navires attendent de pouvoir être chargés ou déchargés. Cela ne se fera pas sans manutentionnaires. Les navires ne peuvent pas partir sans le transport routier et les navires entrants ne peuvent pas être déchargés. Sans ces opérations, tout le port s’arrête », a-t-il déclaré.

La grève se concentre principalement sur les activités des terminaux à conteneurs, et plus particulièrement sur le terminal ECT Delta sur le Maasvlakte (Haven 8200). Le quart de travail de l’après-midi a été interrompu ce mercredi, et le quart de soirée ne débutera pas.

Les manutentionnaires réclament une augmentation de salaire de 7 %, en plus de la compensation automatique des prix (APC). Ils exigent également une allocation plus importante pour le travail en équipe. Le FNV souligne que deux entreprises de manutention de conteneurs ont déjà proposé une augmentation initiale de 4 % par an, en plus de l’APC, ainsi qu’une prime de service de 35 %.

« Nous pourrions régler ce problème pour moins d’un euro par conteneur. Les entreprises de manutention sous-traitent leur travail aux terminaux à conteneurs, mais les tarifs sont trop bas. Si ce tarif augmentait d’un euro, nous serions tirés d’affaire. Elles réalisent des bénéfices considérables et investissent massivement dans l’automatisation, mais elles en font trop peu pour le travail manuel pénible. »

Niek Stam, directeur du FNV

Le syndicat insiste sur le caractère physiquement exigeant du travail des manutentionnaires, souvent réalisé dans des conditions difficiles. Le FNV estime que les salaires ne reflètent pas la pénibilité de ces tâches et que les accords collectifs doivent être mis à jour pour être en phase avec les standards du secteur.

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