Publié le 8 octobre 2025. Un nouveau rapport met en évidence des risques sanitaires disproportionnés liés à un projet d’usine à gaz à Chesterfield, en Virginie, suscitant l’inquiétude des communautés locales et des défenseurs de l’environnement.
- Une étude révèle que l’usine à gaz proposée par Dominion Energy pourrait entraîner 80 décès en Virginie sur sa durée de vie prévue (36 ans).
- Les habitants afro-américains de Chesterfield seraient 150 % plus susceptibles de décéder en raison des émissions de particules fines (PM2,5) que le reste de la population de Virginie.
- Le Département de la qualité de l’environnement de Virginie (DEQ) doit mener une analyse approfondie de la justice environnementale avant de délivrer un permis pour le projet.
Richmond, Virginie – L’organisation de défense de l’environnement SELC (Southern Environmental Law Center) a publié aujourd’hui une étude réalisée par le Dr Christopher Tessum, intitulée Impacts disproportionnés des émissions proposées du gaz Chesterfield. Ce rapport examine les conséquences potentielles sur la santé des émissions de particules fines (PM2,5) qui seraient générées par l’usine à gaz envisagée par Dominion Energy à Chesterfield.
L’analyse du Dr Tessum, commandée par SELC, révèle que les émissions de PM2,5 de cette installation pourraient causer 80 décès dans l’État de Virginie au cours des 36 années de fonctionnement prévues de l’usine. Plus alarmant encore, le rapport indique que le risque de décès lié au projet serait 150 % plus élevé pour les résidents afro-américains que pour le reste de la population virginienne. Pour les habitants des communautés de justice environnementale et des zones défavorisées, ce risque serait supérieur d’environ 75 % à la moyenne.
L’étude évalue les problèmes de santé potentiels découlant des émissions de PM2,5 et leurs impacts disproportionnés, un élément crucial pour l’analyse de justice environnementale que le DEQ est légalement tenu de réaliser.
« La communauté de Chesterfield exprime depuis longtemps ses préoccupations concernant les conséquences désastreuses de cette usine sur la santé à court et à long terme. Cette analyse confirme la validité de ces inquiétudes et souligne l’importance d’une évaluation approfondie de la justice environnementale par le DEQ. »
Rachel James, avocate de SELC
Le DEQ organisera une dernière audience publique concernant le projet de permis le 8 octobre et accepte les commentaires écrits jusqu’au 23 octobre. Les personnes intéressées peuvent consulter le rapport complet : Impacts disproportionnés des émissions proposées de l’usine à gaz de Chesterfield.
Pour les journalistes souhaitant obtenir de plus amples informations, veuillez consulter la page de contacts presse de SELC.
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