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Des scientifiques découvrent des nanoparticules d’or cachées dans des aiguilles d’épicéa

Publié le 29 août 2024 14:35:00. Des chercheurs finlandais ont découvert que les épicéas de Norvège peuvent accumuler de l'or dans leurs aiguilles grâce à l'action de bactéries symbiotiques, ouvrant potentiellement de nouvelles pistes pour l'exploration minière. Les…

Des scientifiques découvrent des nanoparticules d’or cachées dans des aiguilles d’épicéa

Publié le 29 août 2024 14:35:00. Des chercheurs finlandais ont découvert que les épicéas de Norvège peuvent accumuler de l’or dans leurs aiguilles grâce à l’action de bactéries symbiotiques, ouvrant potentiellement de nouvelles pistes pour l’exploration minière.

  • Les épicéas de Norvège concentrent des nanoparticules d’or dans leurs aiguilles.
  • Ce processus est facilité par des bactéries vivant à l’intérieur des arbres, appelées endophytes.
  • La présence de ces bactéries pourrait servir d’indicateur pour localiser des gisements d’or souterrains.

Une étude récente, publiée dans la revue Microbiome environnemental, révèle une capacité insoupçonnée des épicéas de Norvège (Picea abies) : celle d’accumuler de l’or à l’intérieur de leurs aiguilles. Cette découverte, qui rappellerait les décorations scintillantes évoquées dans la chanson « Rudolph le renne au nez rouge », est le fruit de recherches menées par des scientifiques de l’Université d’Oulu en Finlande.

L’accumulation de l’or n’est pas un phénomène aléatoire. Elle est rendue possible grâce à la présence de bactéries endophytes, des micro-organismes symbiotiques qui vivent à l’intérieur des plantes. Ces bactéries, qui facilitent notamment la production d’hormones et l’absorption des nutriments, semblent jouer un rôle clé dans la concentration des particules d’or solubles présentes dans l’eau absorbée par les racines des arbres.

« Nos résultats suggèrent que les bactéries et autres microbes vivant à l’intérieur des plantes pourraient influencer l’accumulation d’or dans les arbres. »

Kaisa Lehosmaa, écologiste à l’Université d’Oulu

Ce processus relève de la biominéralisation, un phénomène par lequel les organismes vivants contrôlent la formation de minéraux dans leurs tissus. Dans le cas des épicéas, les endophytes concentreraient les particules d’or pour en réduire la toxicité.

L’étude a porté sur 138 échantillons d’aiguilles provenant de 23 épicéas situés à proximité de la mine de Kittilä, dans le nord de la Finlande, le plus grand producteur d’or d’Europe. L’analyse a révélé que les aiguilles de quatre arbres contenaient des nanoparticules d’or, entourées de biofilms créés par des genres bactériens tels que P3OB-42, Cutibactérie et Corynebactérie. Ces biofilms, composés de polysaccharides (sucres complexes) et de protéines, permettent aux bactéries de persister au sein des tissus végétaux.

L’association étroite entre les nanoparticules et les biofilms suggère que les bactéries sont responsables de l’isolement du minéral. Il est intéressant de noter que la diversité des espèces bactériennes était plus faible dans les aiguilles contenant de l’or, un phénomène déjà observé dans d’autres plantes accumulant des métaux lourds. Des études antérieures ont mis en évidence une diminution de la biodiversité microbienne dans les plantes fortement concentrées en métaux.

Bien qu’il ne soit pas envisageable de s’enrichir en exploitant l’or contenu dans les aiguilles d’épicéa – les particules mesurant seulement un millionième de millimètre – cette capacité d’absorption pourrait s’avérer un outil précieux pour l’exploration minière. Selon Kaisa Lehosmaa, le dépistage de ces bactéries dans les feuilles des plantes pourrait faciliter la découverte de gisements d’or souterrains.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.