Publié le 9 octobre 2025 à 16h14. Un nouveau malware, baptisé SORVEPOTEL, se propage rapidement via WhatsApp, ciblant particulièrement les utilisateurs d’ordinateurs sous Windows en Amérique latine, et compromet leurs comptes pour diffuser le virus à leurs contacts.
- Le virus se transmet via des fichiers ZIP piégés joints à des messages WhatsApp.
- Il est capable de détourner les comptes WhatsApp Web pour s’auto-propager.
- Plus de 400 cas ont déjà été détectés, principalement au Brésil, avec des tentatives d’attaques contre des institutions financières.
La société spécialisée en cybersécurité Trend Micro Inc. a identifié ce nouveau malware, qui représente une menace sérieuse pour les utilisateurs de WhatsApp et de Windows. Une fois activé, le logiciel malveillant s’installe discrètement sur le compte WhatsApp compromis et l’utilise pour envoyer des copies de lui-même aux contacts de la victime, créant ainsi un effet de chaîne.
Selon le rapport de Trend Micro, les utilisateurs ciblés reçoivent un message WhatsApp contenant un fichier ZIP nommé « RES-20250930_112057.zip » ou « ORCAMENTO_114418.zip ». Ce fichier, qui peut sembler inoffensif au premier abord, contient en réalité le malware. L’extraction du fichier sur un ordinateur infecte immédiatement l’appareil.
Le virus exploite également la version web de WhatsApp (WhatsApp Web). Si un utilisateur est connecté à WhatsApp Web, le malware prend le contrôle de son compte et envoie automatiquement le message malveillant à ses contacts. Cette capacité d’auto-propagation est particulièrement préoccupante, car elle accélère considérablement la diffusion du virus.
En plus de sa propagation virale, SORVEPOTEL utilise des techniques de manipulation pour tromper les utilisateurs. Il affiche de fausses fenêtres pop-up imitant des mises à jour ou des contrôles de sécurité. Il présente également de faux formulaires, reproduisant l’apparence d’interfaces bancaires légitimes, et demande aux victimes de saisir leurs identifiants, signatures électroniques ou codes d’authentification.
« Une fois exécuté, le malware s’installe sur le compte WhatsApp compromis et détourne le compte pour envoyer des copies de lui-même aux contacts de la victime. »
Trend Micro Inc.
À l’heure actuelle, le Brésil est le pays le plus touché par ce virus, où il a commencé à se propager. Cependant, les experts estiment que l’ensemble de l’Amérique latine est une cible potentielle. Plus de 400 cas ont déjà été recensés, et des tentatives d’attaques ont été signalées contre plusieurs institutions financières brésiliennes. Les autorités recommandent aux utilisateurs de WhatsApp de faire preuve de vigilance et de ne pas ouvrir les fichiers ZIP provenant de sources inconnues.