Publié le 10 octobre 2025 à 01h32. Israël a donné son feu vert à un accord visant à mettre fin aux combats à Gaza et à libérer les otages détenus par le Hamas, tandis que le groupe palestinien a déclaré unilatéralement la fin de la guerre.
- Israël a approuvé le cadre d’un plan américain pour la libération de tous les otages, vivants ou décédés.
- Le Hamas affirme avoir reçu des garanties de la part des États-Unis et d’autres médiateurs concernant la cessation définitive des hostilités.
- Washington prévoit de déployer des troupes pour aider à assurer le respect du cessez-le-feu.
Après deux ans de conflit déclenchés par l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, une lueur d’espoir apparaît enfin. Le cabinet de sécurité israélien s’était déjà réuni pour des consultations avant l’annonce officielle. Malgré l’opposition de certains membres de l’extrême droite au sein du gouvernement, la décision de poursuivre l’accord a été adoptée à la majorité.
Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a confirmé l’approbation du plan, déclarant : « Le gouvernement vient d’approuver le cadre de la libération de tous les otages, vivants et décédés. » L’accord, négocié indirectement en Égypte, prévoit la libération de 48 otages israéliens en échange d’environ 2 000 prisonniers palestiniens, ainsi que le retrait des forces israéliennes jusqu’à une ligne spécifique.
Le Hamas, considéré comme une organisation terroriste par de nombreux pays, a de son côté annoncé la fin des combats dans la bande de Gaza. Son chef étranger, Khalil al-Haja, a déclaré lors d’une allocution télévisée : « Nous avons reçu des garanties de la part des médiateurs et du gouvernement américain et tout le monde a confirmé que la guerre est complètement terminée. » Il a également précisé que l’accord prévoit la réouverture du point de passage de Rafah dans les deux sens et la libération de toutes les femmes et enfants palestiniens emprisonnés en Israël.
« Nous réaffirmons que les sacrifices de notre peuple ne seront pas vains et que nous resterons fidèles à notre promesse et n’abandonnerons pas les droits nationaux de notre peuple : parvenir à la liberté, à l’indépendance et à l’autodétermination. »
Khalil al-Haja, chef étranger du Hamas
Les modalités de la libération des otages restent floues, et il n’est pas encore clair si elle se déroulera en une seule fois ou par étapes. Les premières libérations pourraient avoir lieu dès samedi, dimanche ou lundi.
Parallèlement, les États-Unis ont annoncé leur intention de soutenir le cessez-le-feu avec le déploiement de 200 soldats. Ces troupes, relevant du Centcom (Commandement central américain), ne seront pas déployées à Gaza, mais participeront à la création d’un centre de commandement commun avec les forces égyptiennes, qataries, turques et potentiellement émiraties. Ce centre aura pour mission de coordonner les opérations avec l’armée israélienne et de garantir le respect des accords.
Le président américain Donald Trump a également annoncé son intention de se rendre au Moyen-Orient dimanche, sans préciser pour l’instant sa destination exacte. Il a exprimé son optimisme quant au retour des otages, estimant qu’il pourrait se produire lundi ou mardi. Il a également reçu une invitation officielle du président du Parlement israélien, Amir Ohana, à s’adresser à la Knesset lors de sa visite.
Jusqu’à l’approbation du cabinet israélien, les frappes aériennes israéliennes sur Gaza se sont poursuivies. Dans la soirée, un bâtiment de la ville de Gaza, soupçonné d’abriter des combattants du Hamas, a été ciblé, entraînant son effondrement et faisant, selon des sources palestiniennes, au moins quatre morts et une quarantaine de personnes ensevelies sous les décombres.