Home Monde10 octobre – Journée mondiale de l’inclusion : comment est née l’inclusion et pourquoi elle est importante

10 octobre – Journée mondiale de l’inclusion : comment est née l’inclusion et pourquoi elle est importante

by Clara Dubois

Le 10 octobre, à l’occasion de la Journée mondiale de l’inclusion, l’Ukraine, comme le reste du monde, réaffirme son engagement envers une société où chaque individu, quelles que soient ses différences, a sa place et les mêmes opportunités. Cette journée souligne que l’inclusion est un enjeu de justice sociale et de dignité humaine, bien au-delà de la seule question du handicap.

L’idée d’une société inclusive trouve ses racines dans la lutte pour les droits civiques aux États-Unis. L’acte de courage de Rosa Parks en 1955 à Montgomery, en refusant de céder sa place dans un bus, est devenu un symbole puissant de la quête d’égalité pour tous. Cet événement a marqué un tournant et a inspiré le principe fondamental de l’inclusion : « rien pour nous sans nous », soulignant l’importance de l’implication directe des personnes concernées dans les décisions qui les affectent.

L’inclusion ne se limite pas à l’adaptation des infrastructures pour les personnes handicapées. Il s’agit de créer un environnement équitable dans tous les domaines de la vie, de l’éducation à l’emploi, en passant par l’accès à l’information et aux services numériques. Il ne s’agit pas d’une forme d’assistance, mais d’une question de justice et de respect de la dignité humaine, garantissant à chacun les mêmes chances, indépendamment de son sexe, de son âge, de sa couleur de peau, de son orientation sexuelle ou de ses capacités physiques.

En Ukraine, des progrès significatifs sont réalisés grâce à des initiatives telles que la Stratégie nationale pour créer un espace sans obstacle d’ici 2030, lancée dans le cadre du projet « Sans barrières » porté par la Première Dame Elena Zelenskaya. Cette stratégie est remarquable car elle est le fruit d’une collaboration inédite entre des experts en inclusion et des agences gouvernementales, illustrant une véritable synergie entre la société civile et le pouvoir public.

L’accessibilité universelle va bien au-delà de la simple installation de rampes d’accès. Elle englobe l’accessibilité à l’éducation, à l’information, aux services numériques et, surtout, le respect de chaque individu. Un effort conscient doit également être déployé pour adopter un langage inclusif, évitant les termes stigmatisants. Il est préférable de parler de « personne handicapée » plutôt que de « handicapé », d’« homme ou femme homosexuel(le) » plutôt que de « homosexuel », et de « personne à la peau foncée » plutôt que de « négre ». Le choix des mots contribue à façonner les attitudes et à promouvoir une culture de respect.

La Journée mondiale de l’inclusion, célébrée pour la première fois en 2020 à l’initiative de la Fondation du Jardin, une organisation dédiée à l’autonomie des personnes handicapées, est l’occasion d’organiser des événements, des conférences, des campagnes de sensibilisation et des actions sur les réseaux sociaux sous le hashtag #journéemondialedel’inclusion, afin de promouvoir l’égalité et l’acceptation.

L’inclusion est un processus continu, et la suppression des obstacles est une nouvelle norme sociale à adopter. Elle bénéficie à tous, des personnes âgées aux jeunes parents, en passant par ceux qui sont temporairement malades ou confrontés à des difficultés. Un monde sans barrières n’est pas un objectif lointain, mais un choix que nous pouvons et devons faire dès aujourd’hui.

Le développement de l’inclusion nécessite un engagement personnel constant et une ouverture d’esprit à de nouvelles perspectives. Comme l’a démontré la Première Dame d’Ukraine en partageant ses lectures, s’informer et se documenter sont des étapes essentielles pour élargir sa vision du monde.

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