Coca-Cola a enregistré un flux de trésorerie disponible négatif de 1,4 milliard de dollars pour la première fois depuis des décennies, une situation qui n’est pas le signe d’un affaiblissement de l’entreprise, mais le résultat d’une acquisition stratégique majeure.
Cette sortie de fonds, bien que pouvant inquiéter certains investisseurs, est directement liée à l’acquisition de Fairlife, une marque de produits laitiers haut de gamme, pour 6,1 milliards de dollars. Sans cette dépense, le flux de trésorerie disponible de Coca-Cola se serait élevé à 3,9 milliards de dollars, un niveau conforme à ses performances historiques.
L’action KO a néanmoins chuté de plus de 6,4 % depuis la publication de ses résultats du deuxième trimestre en juillet 2025. Cette baisse invite les investisseurs à reconsidérer leurs stratégies et à évaluer si la recherche de stabilité doit primer sur la quête de croissance, ou si un équilibre entre les deux est possible.
Fairlife, bien que détenue en partie par Coca-Cola depuis 2012, ne représente actuellement que 2 à 3 % de son chiffre d’affaires total. Même un doublement des ventes de Fairlife n’aurait qu’un impact limité sur les résultats globaux de la société. Coca-Cola devrait donc continuer à afficher une croissance lente mais régulière, comme par le passé.
L’acquisition pourrait cependant soutenir les programmes de dividendes et de rachat d’actions de Coca-Cola à l’avenir. L’entreprise se négocie actuellement avec un ratio cours/bénéfice (P/E) à terme de 22,5, ce qui représente une prime de 31,5 % par rapport à PepsiCo (P/E de 17,1), justifiée par sa présence mondiale et la constance de sa génération de trésorerie.
Malgré de légères réductions de leurs participations par certains investisseurs institutionnels, comme Canada Life Assurance (-1,4 %) et la Banque Nationale du Canada (-7 %), le sentiment général reste positif. Le consensus des analystes de Wall Street prévoit un objectif de prix de 77 dollars par action, soit une hausse potentielle de 16 %. Les investisseurs peuvent toujours espérer un rendement annuel en dividendes de 3,09 %.
En parallèle, Celsius, une entreprise spécialisée dans les boissons énergisantes, offre une trajectoire de croissance radicalement différente. L’action CELH se négocie à plus de 90 % de son plus haut sur 52 semaines et a enregistré une hausse de plus de 26 % au cours du dernier trimestre. Cette croissance est entièrement organique, contrairement à celle de Coca-Cola, qui semble avoir atteint un plateau.
Bien que concurrente d’acteurs établis comme Monster, Celsius affiche un P/E à terme de 65,9, soit une prime de 58 % par rapport aux 41,5 de Monster. Cela témoigne de la reconnaissance par les investisseurs de sa croissance plus rapide, de l’augmentation de ses marges et de la dynamique positive de sa marque.
Lors de son dernier rapport trimestriel, Celsius a annoncé un bénéfice par action (BPA) de 0,47 dollar, dépassant largement les estimations des analystes de MarketBeat, qui étaient de 0,23 dollar. Cette performance a entraîné des révisions à la hausse des objectifs de prix par des analystes de Goldman Sachs (72 dollars) et de Morgan Stanley (70 dollars), supérieurs au consensus de 62,40 dollars.
En conclusion, Coca-Cola demeure un choix solide pour les investisseurs privilégiant la stabilité, les revenus réguliers et la solidité de la marque. Celsius, quant à elle, offre un potentiel de croissance significatif pour ceux qui recherchent une plus forte appréciation du capital. Le choix entre ces deux entreprises dépendra donc des objectifs et de la tolérance au risque de chaque investisseur.
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