Publié le 12 octobre 2025 17:38:00. Le remake du film musical « Kiss of the Spider Woman », porté par Jennifer Lopez et réalisé par Bill Condon, a connu un démarrage catastrophique au box-office américain, soulevant des questions sur la stratégie de distribution de Roadhouse Attractions.
- Le film n’a récolté qu’un million de dollars (environ 920 000 €) lors de son premier week-end d’exploitation.
- Les critiques sont mitigées, avec un score de 77%, et la promotion du film a été quasiment inexistante.
- Roadhouse Attractions est critiquée pour avoir déjà saboté le potentiel de plusieurs films prometteurs par le passé.
L’échec cuisant de « Kiss of the Spider Woman » est d’autant plus surprenant que le film met en scène des stars comme Jennifer Lopez et Diego Luna, ce dernier ayant gagné en popularité grâce à la série « Andor ». Le long-métrage est une adaptation de la célèbre comédie musicale de Broadway, elle-même basée sur le roman argentin d’Manuel Puig. Pourtant, selon les observateurs, aucune de ces informations n’a été mise en avant par la société de distribution.
Le manque de visibilité est pointé du doigt avec insistance. L’auteur de ces lignes affirme n’avoir reçu aucun communiqué de presse ou e-mail concernant le film. La première new-yorkaise, réduite à un événement discret, a surtout été marquée par la présence de Ben Affleck et de son ex-femme.
Au-delà de Jennifer Lopez et Diego Luna, le film mettait en lumière un jeune acteur prometteur, Tonatiuh, salué par ceux qui avaient pu voir le film en avant-première. Mais, là encore, aucune campagne de promotion n’a été mise en place pour le faire connaître du grand public.
Cet échec est considéré comme particulièrement grave, surpassant même celui du récent « Spinal Tap 2 ». L’auteur de l’article évoque un coût de production estimé à 50 millions de dollars (environ 46 millions d’euros), désormais considéré comme une perte totale.
Roadhouse Attractions est accusée d’un schéma récurrent. L’article cite l’exemple de « Tout est perdu » (2013), avec Robert Redford, un film salué par la critique qui n’a jamais trouvé son public, ou encore de « Love and Mercy », le biopic sur Brian Wilson, qui n’a pas bénéficié de la promotion nécessaire.
L’auteur conclut en soulignant le talent et l’éthique de travail de Jennifer Lopez, estimant qu’elle méritait un meilleur sort, tout comme le réalisateur Bill Condon. Il suggère même qu’une enquête parlementaire serait nécessaire pour comprendre les raisons de ces « non-sorties » de films.