Publié le 24 octobre 2024. Une technologie innovante pourrait bien révolutionner le stockage d’énergie à grande échelle : l’utilisation d’air liquide. Moins coûteuse que les méthodes traditionnelles, elle offre une alternative prometteuse pour accompagner la transition énergétique.
- Le stockage d’énergie par air liquide pourrait coûter seulement 45 $ (34 £) par mégawattheure.
- Cette technologie présente l’avantage de pouvoir stocker l’énergie sur de plus longues périodes que les batteries lithium-ion, avec des pertes minimales.
- La modernisation des réseaux électriques à l’échelle mondiale passe par une diversification des solutions de stockage d’énergie.
Alors que les réseaux électriques sont de plus en plus sollicités par l’essor des énergies renouvelables, la question du stockage de l’énergie devient cruciale. Une solution originale émerge : l’air liquide. Selon des experts, cette méthode pourrait s’avérer particulièrement économique pour le stockage à grande échelle.
Cetegen souligne que le coût actualisé du stockage (CAC) est un indicateur clé pour évaluer les différentes technologies. Pour l’air liquide, ce coût pourrait s’élever à seulement 45 $ (34 £) par mégawattheure, comparativement à 120 $ (89 £) pour l’hydroélectricité par pompage et 175 $ (130 £) pour les batteries lithium-ion.
« Bien qu’aucune de ces méthodes de stockage ne soit probablement économiquement viable à l’heure actuelle sans soutien politique, le stockage d’énergie par air liquide se présente comme une option particulièrement rentable pour le stockage à grande échelle »
Cetegen
Butland, un autre expert du secteur, anticipe que les futurs réseaux électriques s’appuieront sur une combinaison de technologies. L’hydroélectricité par pompage, bien qu’efficace et durable, est limitée par la disponibilité des ressources en eau. Les batteries, quant à elles, sont performantes mais nécessitent un remplacement régulier, environ tous les 10 ans. L’air liquide se distingue par sa capacité à conserver l’énergie sur une plus longue durée, avec un minimum de pertes.
La transition vers une économie plus verte exige une refonte complète des infrastructures électriques. La reconversion des centrales au charbon en batteries géantes en est un exemple concret. La seconde vie des batteries de véhicules électriques est également un enjeu majeur. Et même le béton de nos habitations pourrait être transformé en accumulateurs d’énergie.
« Nous reconstruisons tous les réseaux du monde entier, sur la base d’une nouvelle génération », affirme Butland. Et il est fort probable que le stockage d’énergie par air liquide joue un rôle de premier plan dans cette transformation.
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