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« Le Venezuela est un régime répressif »

Publié le 13 octobre 2025 à 12h25. L’acteur vénézuélien Édgar Ramírez dénonce la répression politique dans son pays lors du Festival international du film de Morelia, où il présente son nouveau film, Il fait encore nuit à Caracas.…

« Le Venezuela est un régime répressif »

Publié le 13 octobre 2025 à 12h25. L’acteur vénézuélien Édgar Ramírez dénonce la répression politique dans son pays lors du Festival international du film de Morelia, où il présente son nouveau film, Il fait encore nuit à Caracas.

  • Édgar Ramírez accuse le gouvernement de Nicolás Maduro d’être répressif et d’empêcher tout débat politique au Venezuela.
  • Son nouveau film, Il fait encore nuit à Caracas, aborde les manifestations de 2017 qui ont fait plus de 100 morts.
  • L’acteur explique avoir dû quitter le Venezuela en raison de ses opinions politiques opposées au régime.

L’acteur Édgar Ramírez a dénoncé la situation politique au Venezuela, qualifiant le gouvernement de Nicolás Maduro de “répressif”, lors d’une rencontre avec la presse au Festival international du film de Morelia ce week-end. Il a expliqué que l’absence de respect des droits fondamentaux empêche toute discussion politique constructive dans son pays.

« Parce qu’il n’y a pas de droits, il ne peut y avoir de débat politique. En d’autres termes, les conflits dans mon pays, au cours des 20 dernières années, n’ont pas pu être résolus politiquement, car il existe un régime répressif qui a envahi, annulé, kidnappé et violé chacun des droits fondamentaux des citoyens. »

Édgar Ramírez, acteur

Ramírez était présent au festival pour promouvoir Il fait encore nuit à Caracas, un thriller réalisé par Mariana Rondón et Marité Ugás, dont il est également producteur. Le film, basé sur le roman La fille de la femme espagnole de Karina Sainz Borgo, relate les événements tragiques des manifestations de 2017 à Caracas, qui ont causé la mort de plus de 100 personnes.

L’œuvre se concentre sur l’histoire de Natalia Reyes, une jeune femme confrontée à la violence et à la perte dans une capitale vénézuélienne plongée dans le chaos. Ramírez a souligné l’importance de ce film pour rappeler au monde la réalité du Venezuela, où, selon lui, “il n’y a pas de droits, donc il n’y a pas de politique”.

L’acteur a également évoqué son propre exil, expliquant qu’il avait été contraint de quitter son pays en raison de ses convictions politiques.

« J’ai eu la chance de pouvoir travailler aux États-Unis, de pouvoir travailler en Amérique latine, de pouvoir travailler en Europe sans quitter le pays. Mais je ne pouvais pas retourner dans mon pays en raison de ma position politique opposée au régime. Et quand cela arrive, le déracinement est quelque chose qui fait très mal. »

Édgar Ramírez, acteur

La projection du film a été précédée d’un message de María Corina Machado, figure de l’opposition à Maduro, qui a reçu le prix Nobel de la paix la semaine dernière. Dans cette vidéo, Machado a salué le film comme une représentation poignante et douloureuse de la réalité vénézuélienne, évoquant le déracinement, la perte et le chagrin, mais aussi l’espoir persistant.

« Cela reflète avec une force poétique et douloureuse la réalité de millions de Vénézuéliens, le déracinement, la perte, le chagrin, mais surtout l’espoir qui persiste, même au milieu de l’obscurité. »

María Corina Machado, opposante politique

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.