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Sunlight review – monkey-suited woman goes on road trip in Nina Conti’s super-quirky directing debut | Film

Un road trip déjanté, une tension érotique inattendue et une profonde exploration de l'identité : le premier film de la comédienne Nina Conti, Sunlight, surprend et déconcerte. Sorti en salles le 17 octobre au Royaume-Uni, ce long-métrage explore…

Sunlight review – monkey-suited woman goes on road trip in Nina Conti’s super-quirky directing debut | Film

Un road trip déjanté, une tension érotique inattendue et une profonde exploration de l’identité : le premier film de la comédienne Nina Conti, Sunlight, surprend et déconcerte. Sorti en salles le 17 octobre au Royaume-Uni, ce long-métrage explore les traumatismes et les masques que l’on porte à travers une histoire aussi drôle que touchante.

L’intrigue démarre dans un camping-car où Roy, un animateur radio suicidaire interprété par Shenoah Allen, est sauvé de ses funestes desseins par un singe. Une relation particulière se noue entre les deux personnages, chargée d’une tension sexuelle palpable. Roy, intrigué par ce primate à l’humour acerbe et aux propos souvent vulgaires, cherche à découvrir l’identité de celui ou celle qui se cache derrière le costume.

Le singe révèle peu à peu son passé : elle était autrefois Jane, une jeune femme contrainte de travailler comme mascotte dans un club pour son beau-père abusif, Wade (Bill Wise). Elle a fini par s’identifier à son personnage, et après la mort de sa mère des suites d’un cancer, a sombré dans une relation destructrice avec Wade. Désormais, elle souhaite fuir son emprise et projette d’ouvrir une entreprise de location de bouées en forme de banane sur les rives d’un lac du Colorado. Roy, de son côté, a un plan bien à lui : déterrer le cercueil de son père qu’il détestait pour récupérer une montre de luxe qui financera le projet de Jane.

Poursuivis par Wade sur sa moto de course, les deux protagonistes se lancent dans une échappée rocambolesque. Le singe, qui livre les répliques les plus mordantes – « Votre père ne va pas se déterrer lui-même », lance-t-elle avec ironie – cache en réalité une profonde douleur. À mesure que Roy se rapproche, elle l’avertit : « Jane vous laisse prendre les choses en main maintenant. Elle est morte la nuit dernière – comme vous. »

Le film, qui rappelle par certains aspects l’œuvre de Lenny Abrahamson (Frank), aborde des thèmes sérieux tels que l’identité, les alter ego et la manière dont les traumatismes sont compartimentés. Nina Conti et son co-scénariste, Shenoah Allen, parviennent à jongler avec humour et émotion, tout en explorant une dimension inattendue : une certaine sensualité.

Si la mise en scène de Conti peut parfois sembler hésitante – un choix esthétique qui correspondrait à l’instabilité de son personnage principal – et si le dénouement apparaît un peu trop rapide, ne s’attardant pas suffisamment sur la transition hominide de Jane, ces imperfections sont largement compensées par la capacité de la réalisatrice à créer un film à la fois drôle, émouvant et surprenant.

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.