Édition française
En continu
---Advertisement---

Technologie et science

La Cour suprême rejette le procès de Judicial Watch contre la Californie pour une vidéo YouTube

Publié le 14 octobre 2025 à 14h37. La Cour suprême des États-Unis a rejeté une tentative de relance d'un procès intenté par un groupe conservateur, estimant que la Californie n'a pas outrepassé ses droits en demandant la suppression…

La Cour suprême rejette le procès de Judicial Watch contre la Californie pour une vidéo YouTube

Publié le 14 octobre 2025 à 14h37. La Cour suprême des États-Unis a rejeté une tentative de relance d’un procès intenté par un groupe conservateur, estimant que la Californie n’a pas outrepassé ses droits en demandant la suppression d’une vidéo jugée trompeuse à l’approche de l’élection présidentielle de 2020.

  • La Cour suprême a confirmé le rejet du recours par les tribunaux inférieurs.
  • Le groupe Judicial Watch accusait la secrétaire d’État de Californie d’avoir induit YouTube à censurer une vidéo sur l’intégrité électorale.
  • La Cour a estimé que les actions de la secrétaire d’État relevaient du discours gouvernemental autorisé.

La plus haute instance judiciaire américaine a donc clos ce chapitre juridique, qui portait sur les limites de l’intervention des autorités publiques dans la modération de contenu en ligne. Judicial Watch, une organisation juridique conservatrice, affirmait que la secrétaire d’État de Californie, Shirley Weber, avait violé les droits constitutionnels du groupe en demandant à YouTube de retirer une vidéo de 26 minutes intitulée « **CRISÉ D’INTÉGRITÉ ÉLECTORALE** : Listes électorales sales, récolte des bulletins de vote et risques de vote par correspondance ! », publiée le 22 septembre 2020.

Selon Judicial Watch, un membre du Bureau de cybersécurité des élections, relevant de la secrétaire d’État Weber, avait contacté YouTube deux jours plus tard, arguant que la vidéo « induisait en erreur les membres de la communauté sur les élections ou d’autres processus civiques et déformait la sûreté et la sécurité des bulletins de vote par correspondance ». YouTube avait effectivement supprimé la vidéo le 27 septembre.

Les tribunaux inférieurs avaient déjà rejeté la plainte, considérant que les actions de Weber constituaient un discours gouvernemental légitime. La Cour d’appel du 9e circuit avait notamment estimé que le tribunal de district n’avait pas suffisamment examiné si ces actions pouvaient avoir un effet dissuasif sur les citoyens ordinaires. Judicial Watch avait demandé à la Cour suprême de reconsidérer cette conclusion, mais sa requête a été rejetée.

Dans sa pétition, le groupe soutenait que la Cour d’appel avait créé une « nouvelle règle » exigeant la preuve d’une action défavorable avant d’évaluer l’impact dissuasif potentiel. Ils affirmaient que cette règle empêchait d’évaluer si le comportement de Weber pouvait décourager l’expression d’opinions protégées par le Premier Amendement.

« L’effet dissuasif n’est pas, comme le dit le Neuvième Circuit, « sans importance ». C’est fondamental, car il sert à protéger ceux qui font preuve d’une fermeté ordinaire contre les représailles du gouvernement. »

Judicial Watch, dans sa pétition à la Cour suprême

Le procureur général de Californie, Rob Bonta, a contre-argumenté que le simple fait d’alerter YouTube sur une vidéo violant ses propres règles ne constituait pas une représaille.

« Il n’est pas du tout plausible que transmettre ce message à YouTube dissuaderait une personne d’une fermeté ordinaire de continuer à publier des vidéos sur cette plateforme. »

Rob Bonta, procureur général de Californie

Il a souligné que les utilisateurs des médias sociaux acceptent de respecter les politiques de modération de contenu et savent que les plateformes peuvent supprimer les contenus qui les enfreignent. Bonta a également rappelé que le président de Judicial Watch, Tom Fitton, avait lui-même exprimé dans la vidéo son anticipation d’une suppression par YouTube. Il a conclu que le groupe cherchait à s’exonérer des règles de modération de YouTube sans pour autant poursuivre la plateforme elle-même.

« Le pétitionnaire souhaite apparemment être exempté des politiques de modération de contenu de YouTube. Mais le pétitionnaire n’a pas poursuivi YouTube », a-t-il écrit dans ses conclusions. « Son procès contre l’intimé – même s’il aboutissait – ne ferait pas de différence réelle dans sa capacité à publier ses vidéos en ligne. »

Plus d’informations sur le procès (Judicial Watch)

Pétition de Judicial Watch à la Cour suprême

Argumentaire du procureur général de Californie

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.