Publié le 14 octobre 2025 13:29:00. La Région bruxelloise se retrouve fragilisée financièrement après la décision de Belfius de mettre fin à une ligne de crédit de 500 millions d’euros, suscitant des inquiétudes quant à sa capacité à faire face à d’éventuels imprévus budgétaires.
- Belfius a brusquement interrompu sa ligne de crédit de 500 millions d’euros accordée à la Région bruxelloise.
- Cette décision soulève des questions sur la capacité de la Région à honorer ses engagements financiers en cas de difficultés soudaines.
- L’attention se porte désormais sur ING, qui détient une seconde ligne de crédit de même montant, pour savoir si elle suivra le même chemin.
La décision de Belfius de clore cette ligne de crédit de trésorerie a provoqué une onde de choc au sein de l’administration bruxelloise. Un haut fonctionnaire, souhaitant conserver l’anonymat, a souligné l’importance de cette ligne de crédit :
« Personne ne connaît mieux que Belfius les comptes de Bruxelles, car ils gèrent littéralement la caisse. Si le plus grand prêteur de la Région se retire, c’est un signal sérieux. »
Haut fonctionnaire bruxellois
Les raisons invoquées par Belfius pour justifier cette interruption restent floues. La banque se refuse à tout commentaire à ce sujet, laissant planer le mystère sur ses motivations. Il semblerait toutefois que l’établissement financier public cherche à réduire son exposition globale au risque lié à la Région.
Une ligne de crédit de trésorerie, comme celle-ci, constitue un mécanisme de sécurité essentiel, permettant d’accéder rapidement à des liquidités en cas de besoin urgent. Sa suppression expose la Région à un risque accru de ne plus pouvoir faire face à ses obligations financières immédiates, telles que le paiement des salaires ou des dépenses courantes, en cas de difficultés financières imprévues.
La Région dispose d’une seconde ligne de crédit de 500 millions d’euros (environ 625 000 dollars américains) auprès d’ING. Les experts financiers, dont le professeur de finances publiques Herman Matthijs (VUB), s’interrogent désormais sur l’avenir de cette seconde ligne de crédit et sur une éventuelle décision similaire de la part de la banque orange.
ING, pour sa part, reste discrète sur ses intentions. La banque a déclaré :
« Par respect de la confidentialité envers notre client, nous ne pouvons pas faire de commentaire à ce sujet. »
ING
Sur le même sujet
