La saison grippale a démarré de manière inhabituellement précoce au Japon, avec une augmentation de 50 % du nombre de cas enregistrés au cours de la première semaine d’octobre. Les autorités sanitaires japonaises appellent à la vigilance et à une vaccination rapide face à une possible vague épidémique.
Entre le 29 septembre et le 5 octobre, l’Institut japonais pour la sécurité sanitaire (JIHS) a recensé un total de 6 013 cas de grippe, soit une moyenne de 1,56 cas par établissement médical. Ce chiffre marque un début de saison grippale cinq semaines plus tôt qu’en 2023 et constitue le deuxième démarrage le plus précoce depuis 1999, date de mise en place de la méthode statistique actuelle.
La préfecture d’Okinawa est actuellement la plus touchée, avec 12,18 cas de grippe détectés par établissement médical. Tokyo et Miyazaki suivent avec des moyennes de 3,3 et 2,89 cas respectivement.
Selon le ministère japonais de la Santé, du Travail et du Bien-être social, cette recrudescence des infections est attribuable à plusieurs facteurs combinés : l’augmentation des voyages internationaux, un relâchement des mesures sanitaires et les fluctuations climatiques liées au changement de saison.
Le JIHS a officiellement déclaré le début de la saison grippale le 3 octobre, après que la moyenne hebdomadaire des infections a dépassé le seuil d’un cas par établissement médical, un indicateur clé pour lancer la période de surveillance.
À ce stade, plus de 620 écoles maternelles, primaires et secondaires ont été contraintes de fermer partiellement ou totalement leurs portes à travers le Japon. Les autorités sanitaires insistent sur le renforcement des mesures de prévention, notamment le lavage régulier des mains et le port du masque, et recommandent vivement une vaccination précoce pour limiter la propagation du virus.